Les deux dirigeants se sont donné rendez-vous à 13H30 GMT pour un échange par visioconférence avant de s'exprimer une heure et demie plus tard devant des journalistes depuis Berlin et Paris.

Ils présenteront alors une "initiative franco-allemande" sur "le redressement économique de l'Europe", selon la chancellerie. Elle portera sur "la santé, la relance économique, la transition écologique et numérique, et la souveraineté industrielle", a précisé la présidence française.

Cet échange intervient alors que les 27 pays-membres de l'UE s'activent pour sortir de la première phase de la crise du Covid-19, celle des mesures d'urgence et du confinement, qui a fortement affecté leurs économies.

Ils entament celle d'un relatif retour à la normale et de la relance en ordre dispersé, en particulier sur la gestion des frontières.

Or "tout le monde sait qu'aucun pays ne s'en sortira tout seul", souligne la présidence française, en insistant, comme il est de tradition, sur la nécessité d'une "convergence franco-allemande" en amont d'un accord entre les 27.

Angela Merkel et Emmanuel Macron avaient d'ailleurs insisté sur la nécessité "plus impérieuse que jamais" de l'engagement européen, à l'occasion d'un entretien téléphonique le 8 mai, jour du 75e anniversaire de la fin de la Deuxième guerre mondiale.

- "Intégration" -

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit présenter le 27 mai à Bruxelles les détails du programme de relance économique, qui sera soutenu par une enveloppe financière potentielle comprise entre 450 et 900 milliards d'euros.

Le Parlement européen souhaite porter la totalité du plan de relance à 2.000 milliards pour faire face à la récession historique qui se profile pour 2020 dans la zone euro (-7,7% selon les dernières prévisions de la Commission).

Un sommet européen devra être convoqué pour négocier l'importance de la capacité d'emprunt, l'utilisation des fonds et les modalités des remboursements.

A cette occasion, "une réunion physique s'impose compte tenu des enjeux", a précisé la Commission, alors que les dirigeants des 27 se sont réunis uniquement par visio-conférence depuis le début de la crise.

L'une des questions non tranchées est de déterminer si ce plan de relance inclura des transferts de fonds directs (subventions) aux pays les plus atteints par le coronavirus - ce pour quoi plaident notamment l'Italie et la France - ou s'il s'agira de prêts à rembourser - ce qui est jusqu'ici plutôt la position des pays, appelés "frugaux", du nord de l'Europe.

Paradoxalement, le récent jugement très controversé de la Cour suprême allemande critiquant les programmes d'aide de la Banque centrale européenne (BCE) à la zone euro pourrait avoir fait bouger les lignes de l'Allemagne, jusqu'ici réticente à financer la solidarité financière en Europe.

Angela Merkel s'est ainsi prononcée, le 13 mai, en faveur d'une plus grande "intégration" de la zone euro, et en évoquant même la nécessité d'une "union politique". "Il s'agit à présent" "d'agir en responsabilité et de manière intelligente pour que l'euro puisse subsister". Car "il va" subsister", a ajouté la chancelière, selon qui les Etats doivent davantage prendre leurs responsabilités et ne pas laisser à la BCE tout le travail.

Au cours de leur entretien, Emmanuel Macron devrait aussi insister sur "l'agenda de souveraineté industrielle dans les secteurs stratégiques européens", selon son entourage.

Avec en priorité celui de la santé, où de nombreux pays européens ont pu mesurer leur dépendance sur les masques, les tests ou la recherche de vaccins, comme l'a montré la récente polémique provoquée par l'annonce par le groupe pharmaceutique Sanofi qu'il servirait en priorité les Etats-Unis s'il trouvait un vaccin contre le Covid-19.

Les deux dirigeants se sont donné rendez-vous à 13H30 GMT pour un échange par visioconférence avant de s'exprimer une heure et demie plus tard devant des journalistes depuis Berlin et Paris.Ils présenteront alors une "initiative franco-allemande" sur "le redressement économique de l'Europe", selon la chancellerie. Elle portera sur "la santé, la relance économique, la transition écologique et numérique, et la souveraineté industrielle", a précisé la présidence française.Cet échange intervient alors que les 27 pays-membres de l'UE s'activent pour sortir de la première phase de la crise du Covid-19, celle des mesures d'urgence et du confinement, qui a fortement affecté leurs économies.Ils entament celle d'un relatif retour à la normale et de la relance en ordre dispersé, en particulier sur la gestion des frontières.Or "tout le monde sait qu'aucun pays ne s'en sortira tout seul", souligne la présidence française, en insistant, comme il est de tradition, sur la nécessité d'une "convergence franco-allemande" en amont d'un accord entre les 27.Angela Merkel et Emmanuel Macron avaient d'ailleurs insisté sur la nécessité "plus impérieuse que jamais" de l'engagement européen, à l'occasion d'un entretien téléphonique le 8 mai, jour du 75e anniversaire de la fin de la Deuxième guerre mondiale.- "Intégration" -La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit présenter le 27 mai à Bruxelles les détails du programme de relance économique, qui sera soutenu par une enveloppe financière potentielle comprise entre 450 et 900 milliards d'euros. Le Parlement européen souhaite porter la totalité du plan de relance à 2.000 milliards pour faire face à la récession historique qui se profile pour 2020 dans la zone euro (-7,7% selon les dernières prévisions de la Commission).Un sommet européen devra être convoqué pour négocier l'importance de la capacité d'emprunt, l'utilisation des fonds et les modalités des remboursements. A cette occasion, "une réunion physique s'impose compte tenu des enjeux", a précisé la Commission, alors que les dirigeants des 27 se sont réunis uniquement par visio-conférence depuis le début de la crise.L'une des questions non tranchées est de déterminer si ce plan de relance inclura des transferts de fonds directs (subventions) aux pays les plus atteints par le coronavirus - ce pour quoi plaident notamment l'Italie et la France - ou s'il s'agira de prêts à rembourser - ce qui est jusqu'ici plutôt la position des pays, appelés "frugaux", du nord de l'Europe.Paradoxalement, le récent jugement très controversé de la Cour suprême allemande critiquant les programmes d'aide de la Banque centrale européenne (BCE) à la zone euro pourrait avoir fait bouger les lignes de l'Allemagne, jusqu'ici réticente à financer la solidarité financière en Europe.Angela Merkel s'est ainsi prononcée, le 13 mai, en faveur d'une plus grande "intégration" de la zone euro, et en évoquant même la nécessité d'une "union politique". "Il s'agit à présent" "d'agir en responsabilité et de manière intelligente pour que l'euro puisse subsister". Car "il va" subsister", a ajouté la chancelière, selon qui les Etats doivent davantage prendre leurs responsabilités et ne pas laisser à la BCE tout le travail.Au cours de leur entretien, Emmanuel Macron devrait aussi insister sur "l'agenda de souveraineté industrielle dans les secteurs stratégiques européens", selon son entourage.Avec en priorité celui de la santé, où de nombreux pays européens ont pu mesurer leur dépendance sur les masques, les tests ou la recherche de vaccins, comme l'a montré la récente polémique provoquée par l'annonce par le groupe pharmaceutique Sanofi qu'il servirait en priorité les Etats-Unis s'il trouvait un vaccin contre le Covid-19.