Le temps presse mais la route vers un accord reste semée d'embûches.

Voici les principaux scénarios possibles.

- Brexit avec accord -

Londres et Bruxelles parviennent in extremis à s'entendre sur la manière d'éviter le retour d'une frontière en Irlande, entre la province britannique du Nord et la république membre de l'UE au sud.

Au lendemain d'une rencontre où les Premiers ministres britannique et irlandais ont entrevu "un chemin" vers un compromis, les discussions entre Londres et Bruxelles se sont poursuivies vendredi, avant un sommet crucial les 17 et 18 octobre.

Après une rencontre "constructive", le négociateur de l'UE Michel Barnier a appelé à la "patience".

Le calendrier est pourtant très serré à moins de trois semaines de l'échéance prévue et tout accord devra être approuvé par le Parlement britannique, qui a déjà rejeté à trois reprises celui négocié par l'ex-Première ministre Theresa May et où Boris Johnson n'a pas de majorité.

- Nouveau report -

Prévu initialement le 29 mars 2019, le Brexit a été déjà reporté à deux reprises, faute d'accord du Parlement sur les formes qu'il doit prendre.

Si Boris Johnson n'a de cesse de claironner que le Royaume-Uni quittera quoi qu'il arrive l'Union européenne au 31 octobre, une loi adoptée il y a un mois le contraint à demander un report de trois mois du Brexit en l'absence de compromis. Boris Johnson n'a de cesse de répéter qu'il ne demandera pas de report mais le flou demeure sur la manière dont il compte procéder.

Un tel report nécessite l'approbation unanime des 27 pays membres de l'UE, qui peuvent aussi demander qu'il soit plus court, ou plus long.

- Brexit sans accord -

Les discussions entre Londres et Bruxelles échouent, les 27 refusent un nouveau report du Brexit.

Ce scénario est particulièrement redouté par les milieux économiques, qui craignent une dégringolade de la livre, une chute des exportations, une envolée de l'inflation, voire une récession, avec le rétablissement de droits de douane et le spectre de pénuries de produits alimentaires, d'essence et de médicaments.

Le gouvernement de Boris Johnson se prépare activement à ce scénario, multipliant les annonces de milliards de livres destinées à amortir le choc.

- Elections anticipées -

La crise politique est telle au Royaume-Uni que des élections législatives anticipées paraissent inéluctables dans les semaines ou mois à venir. Tous les partis politiques s'y préparent activement.

Mais l'opposition travailliste veut attendre qu'un report du Brexit soit entériné avant que les électeurs ne soient appelés aux urnes.

Pour Boris Johnson, ce scrutin est vital puisqu'il a perdu sa majorité au Parlement.

- Pas de Brexit

L'opposition travailliste, emmenée par Jeremy Corbyn, arrive en tête d'élections générales anticipées et avec le soutien du parti europhile libéral démocrate (centre) et des indépendantistes écossais, organise un second référendum. Entre un Brexit avec un nouvel accord négocié par un gouvernement travailliste avec Bruxelles et le maintien dans le club européen, les électeurs choisissent la deuxième option et le Royaume-Uni reste dans l'UE.

Feu vert des 27 pour lancer des négociations "intenses"

Les 27 ont donné leur feu vert pour lancer des négociations "intenses" sur le Brexit avec les Britanniques, ont indiqué vendredi des sources européennes, lors d'une réunion avec Michel Barnier.

Cette décision est intervenue après une rencontre entre le négociateur de l'UE Michel Barnier et son homologue britannique Stephen Barclay. La rencontre entre M. Barnier et les ambassadeurs des 27 était toujours en cours.