Ces nouvelles normes baptisées WLTP, acronyme en anglais de "tests de véhicules légers harmonisés au niveau mondial", sont entrées en vigueur le 1er septembre et succèdent au NEDC (nouveau cycle européen de conduite).

Il s'agit de mesurer, en laboratoire, la consommation de carburant mais aussi les émissions de CO2, de particules, d'oxydes d'azote (NOx) et autres produits nocifs, selon un protocole censé refléter mieux qu'avant les consommations et rejets réels des véhicules.

Ces nouvelles procédures, dont la mise en place a été accélérée en réponse au scandale des moteurs diesel truqués, sont plus précises mais aussi plus longues, et leur adoption a désorganisé les chaînes de production de plusieurs constructeurs allemands.

VW a dû stocker des milliers de voitures en attente d'homologation aux normes WLTP et s'est vu contraint de fermer pendant plusieurs jours son usine historique de Wolfsburg pour ne pas accroître son stock de véhicules non homologués.

Chez Daimler également, "une disponibilité limitée des voitures en raison de retards dans la certification" a pesé sur le résultat du troisième trimestre.

Chez BMW, des "distorsions de marché" provoquées par les tests WLTP ont pesé sur le bénéfice trimestriel, et avaient forcé le groupe à abaisser ses prévisions annuelles.

Au plus bas depuis 1997

Ainsi, au troisième trimestre en Allemagne, la production de voitures au troisième trimestre était à son plus bas depuis 1997, selon l'institut IfW.

Les ralentissements dans la production "se reflètent dans la croissance du PIB en raison de l'importance structurelle de cette branche de l'industrie", ont expliqué les principaux instituts économiques allemands dans leur rapport biannuel de fin septembre.

La branche automobile, fleuron de l'industrie allemande, représente quelque 800.000 emplois dans le pays, tant directement chez les constructeurs que chez les multiples fournisseurs.

La "mauvaise gestion" de ces tests par les constructeurs a amputé le taux de croissance de près de 0,4 point de pourcentage, estiment les économistes de Berenberg.

L'institut IfW s'attend cependant à ce que l'impact négatif des normes WLTP disparaisse d'ici à la fin de l'année.

Ces nouvelles normes baptisées WLTP, acronyme en anglais de "tests de véhicules légers harmonisés au niveau mondial", sont entrées en vigueur le 1er septembre et succèdent au NEDC (nouveau cycle européen de conduite).Il s'agit de mesurer, en laboratoire, la consommation de carburant mais aussi les émissions de CO2, de particules, d'oxydes d'azote (NOx) et autres produits nocifs, selon un protocole censé refléter mieux qu'avant les consommations et rejets réels des véhicules.Ces nouvelles procédures, dont la mise en place a été accélérée en réponse au scandale des moteurs diesel truqués, sont plus précises mais aussi plus longues, et leur adoption a désorganisé les chaînes de production de plusieurs constructeurs allemands.VW a dû stocker des milliers de voitures en attente d'homologation aux normes WLTP et s'est vu contraint de fermer pendant plusieurs jours son usine historique de Wolfsburg pour ne pas accroître son stock de véhicules non homologués. Chez Daimler également, "une disponibilité limitée des voitures en raison de retards dans la certification" a pesé sur le résultat du troisième trimestre.Chez BMW, des "distorsions de marché" provoquées par les tests WLTP ont pesé sur le bénéfice trimestriel, et avaient forcé le groupe à abaisser ses prévisions annuelles.Ainsi, au troisième trimestre en Allemagne, la production de voitures au troisième trimestre était à son plus bas depuis 1997, selon l'institut IfW.Les ralentissements dans la production "se reflètent dans la croissance du PIB en raison de l'importance structurelle de cette branche de l'industrie", ont expliqué les principaux instituts économiques allemands dans leur rapport biannuel de fin septembre.La branche automobile, fleuron de l'industrie allemande, représente quelque 800.000 emplois dans le pays, tant directement chez les constructeurs que chez les multiples fournisseurs.La "mauvaise gestion" de ces tests par les constructeurs a amputé le taux de croissance de près de 0,4 point de pourcentage, estiment les économistes de Berenberg.L'institut IfW s'attend cependant à ce que l'impact négatif des normes WLTP disparaisse d'ici à la fin de l'année.