Alors que les grandes Bourses asiatiques ont fini largement dans le vert, les indices européens n'ont pas été en reste à l'ouverture, et poursuivaient sur leur lancée haussière à la mi-journée.

Vers 14H30 (12H30 GMT), Paris montait de 2,36%, Francfort de 3,50% et Londres de 2,67%. De leur côté, Milan et Madrid s'appréciaient de respectivement 3,07% et 3,41%.

Un optimisme en passe de se transmettre de l'autre côté de l'Atlantique, où Wall Street, après un bond de plus de 7% lundi, se préparait à conforter son rebond.

Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 3,26%, l'indice élargi S&P 500 2,83% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, 2,70%.

"Les marchés européens ont connu un démarrage positif ce (mardi) matin alors que l'espoir grandit quant au fait que l'Europe et le Royaume-Uni ont dépassé le pic du virus et sont sur une pente descendante en ce qui concerne le taux de mortalité et de contamination" par le nouveau coronavirus, analyse Michael Hewson, un analyste de CMC Markets UK.

Pourtant, si les marchés ont repris espoir dès lundi, après la baisse au cours du week-end du nombre quotidien de décès en Italie et en Espagne, la décrue paraissait loin d'être confirmée mardi.

Ainsi le bilan quotidien est reparti à la hausse en Espagne mardi et la même tendance avait été observée en Italie la veille ainsi qu'en France.

L'inquiétude était également vive au Royaume-Uni, qui avec 5.373 décès, est l'un des pays d'Europe les plus durement touchés, son dirigeant Boris Johnson se trouvant en soins intensifs.

Malgré cela, les investisseurs semblaient déjà anticiper une sortie progressive du confinement, qui touche à ce jour plus de la moitié de l'humanité.

"Cela ne signifie pas que la fin du confinement est imminente mais offre la perspective qu'il pourrait bien durer moins longtemps que ce que certains des pires scénarios d'investisseurs" anticipaient, complète M. Hewson.

"Notre sentiment est qu'il y a une récurrence dans ce cycle de montée en puissance, de plafonnement puis de déclin de la maladie", comme cela a pu être observé en Chine, en Corée du Sud et désormais en Europe, note de son côté François-Marc Durand, président de Lazard Frères Gestion.

Ainsi "on a une durée d'épidémie qui finalement est assez courte" avec les mesures de confinement prises, abonde Matthieu Grouès, responsable de la stratégie chez Lazard Frères Gestion.

"Et hier l'Autriche a annoncé qu'elle allait commencer le déconfinement la semaine prochaine", ce qui est un "premier signe de très bon augure", ajoute-t-il.

Vers un déconfinement progressif ?

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen va de son côté présenter mercredi des "orientations" pour assurer une sortie coordonnée de la période de confinement imposée pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus.

"La remontée des cours du pétrole est le second levier qui vient conforter cette hausse" des marchés, relève pour sa part Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finances.

Les cours du pétrole se reprenaient en effet mardi, les investisseurs étant optimistes sur un accord de réduction de la production mondiale d'or noir entre les principaux pays producteurs lors d'une réunion prévue jeudi.

Sur le marché des changes, l'euro remontait fortement face au dollar, après six jours de baisse, tandis que la livre sterling ne pâtissait pas de l'aggravation de l'état de santé du Premier ministre britannique.

Pour tenter d'alléger la facture de la crise sur le plan économique, les annonces de soutien de la part des États et des banques centrales se poursuivaient.

Les informations selon lesquelles "l'administration américaine se préparait à un autre plan de relance de 1.500 milliards de dollars, qui devrait être lancé en mai", a ainsi largement contribué à la vigueur des marchés en ce début de semaine, note M. Hewson.

La Réserve fédérale américaine a par ailleurs annoncé lundi qu'elle allait se mobiliser pour participer au gigantesque plan de sauvetage des petites et moyennes entreprises.

Mais le principal point d'attention ce mardi, selon M. Pichard, sera "la téléconférence des ministres des Finances de l'Eurogroupe, destinée à tenter de trouver des solutions communes pour faire face à la situation".

Dans ce contexte, les rendements obligataires européens se tendaient à la marge, en particulier le taux d'emprunt à dix ans de l'Allemagne, qui fait référence.

Alors que les grandes Bourses asiatiques ont fini largement dans le vert, les indices européens n'ont pas été en reste à l'ouverture, et poursuivaient sur leur lancée haussière à la mi-journée.Vers 14H30 (12H30 GMT), Paris montait de 2,36%, Francfort de 3,50% et Londres de 2,67%. De leur côté, Milan et Madrid s'appréciaient de respectivement 3,07% et 3,41%.Un optimisme en passe de se transmettre de l'autre côté de l'Atlantique, où Wall Street, après un bond de plus de 7% lundi, se préparait à conforter son rebond.Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 3,26%, l'indice élargi S&P 500 2,83% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, 2,70%."Les marchés européens ont connu un démarrage positif ce (mardi) matin alors que l'espoir grandit quant au fait que l'Europe et le Royaume-Uni ont dépassé le pic du virus et sont sur une pente descendante en ce qui concerne le taux de mortalité et de contamination" par le nouveau coronavirus, analyse Michael Hewson, un analyste de CMC Markets UK.Pourtant, si les marchés ont repris espoir dès lundi, après la baisse au cours du week-end du nombre quotidien de décès en Italie et en Espagne, la décrue paraissait loin d'être confirmée mardi.Ainsi le bilan quotidien est reparti à la hausse en Espagne mardi et la même tendance avait été observée en Italie la veille ainsi qu'en France.L'inquiétude était également vive au Royaume-Uni, qui avec 5.373 décès, est l'un des pays d'Europe les plus durement touchés, son dirigeant Boris Johnson se trouvant en soins intensifs.Malgré cela, les investisseurs semblaient déjà anticiper une sortie progressive du confinement, qui touche à ce jour plus de la moitié de l'humanité."Cela ne signifie pas que la fin du confinement est imminente mais offre la perspective qu'il pourrait bien durer moins longtemps que ce que certains des pires scénarios d'investisseurs" anticipaient, complète M. Hewson."Notre sentiment est qu'il y a une récurrence dans ce cycle de montée en puissance, de plafonnement puis de déclin de la maladie", comme cela a pu être observé en Chine, en Corée du Sud et désormais en Europe, note de son côté François-Marc Durand, président de Lazard Frères Gestion.Ainsi "on a une durée d'épidémie qui finalement est assez courte" avec les mesures de confinement prises, abonde Matthieu Grouès, responsable de la stratégie chez Lazard Frères Gestion."Et hier l'Autriche a annoncé qu'elle allait commencer le déconfinement la semaine prochaine", ce qui est un "premier signe de très bon augure", ajoute-t-il.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen va de son côté présenter mercredi des "orientations" pour assurer une sortie coordonnée de la période de confinement imposée pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus."La remontée des cours du pétrole est le second levier qui vient conforter cette hausse" des marchés, relève pour sa part Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finances.Les cours du pétrole se reprenaient en effet mardi, les investisseurs étant optimistes sur un accord de réduction de la production mondiale d'or noir entre les principaux pays producteurs lors d'une réunion prévue jeudi.Sur le marché des changes, l'euro remontait fortement face au dollar, après six jours de baisse, tandis que la livre sterling ne pâtissait pas de l'aggravation de l'état de santé du Premier ministre britannique.Pour tenter d'alléger la facture de la crise sur le plan économique, les annonces de soutien de la part des États et des banques centrales se poursuivaient.Les informations selon lesquelles "l'administration américaine se préparait à un autre plan de relance de 1.500 milliards de dollars, qui devrait être lancé en mai", a ainsi largement contribué à la vigueur des marchés en ce début de semaine, note M. Hewson.La Réserve fédérale américaine a par ailleurs annoncé lundi qu'elle allait se mobiliser pour participer au gigantesque plan de sauvetage des petites et moyennes entreprises.Mais le principal point d'attention ce mardi, selon M. Pichard, sera "la téléconférence des ministres des Finances de l'Eurogroupe, destinée à tenter de trouver des solutions communes pour faire face à la situation".Dans ce contexte, les rendements obligataires européens se tendaient à la marge, en particulier le taux d'emprunt à dix ans de l'Allemagne, qui fait référence.