Vers 14H40 GMT (16H40, heure de Bruxelles), le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, prenait 4,90% à 105,62 dollars, peu après avoir dépassé les 5% de hausse.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, pour livraison en août, grimpait quant à lui de 5,56% à 104,01 dollars.

Après deux séances dirigées par les craintes de récession, engendrant de lourdes pertes pour les deux références du brut, les préoccupations relatives à l'insuffisance de l'offre semblent désormais l'emporter sur celles concernant un ralentissement mondial.

"Il n'y a pas eu de revirement significatif dans les fondamentaux" du marché, toujours très tendu et suspendu aux perturbations d'approvisionnement, souligne Tamas Varga, analyste chez PMV Energy.

Des menaces d'interruption de livraison

Une interruption de livraison de pétrole du Kazakhstan a failli survenir cette semaine après qu'un tribunal russe eut ordonné un arrêt de 30 jours des livraisons de pétrole par un oléoduc clef, invoquant des violations des normes environnementales.

A l'heure actuelle, environ les trois quarts du pétrole kazakh sont exportés par cet oléoduc débouchant sur le port russe de Novorossiisk, en mer Noire.

Le consortium exploitant l'oléoduc a fait appel, ce qui a suspendu la décision judiciaire pour le moment, a indiqué jeudi le ministre kazakh de l'Energie.

Le soulagement ne devrait pas venir du côté de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (Opep+).

"De nombreux producteurs de pétrole de l'Opep+ continuent de lutter pour atteindre leurs objectifs de production, et la capacité de réserve du groupe pour faire face à de futures interruptions de l'offre s'amenuise", font valoir les analystes d'UBS dans une note.

Offre inférieure à la demande

Une interruption de la production de pétrole en provenance de Russie pourrait restreindre davantage l'offre mondiale, ajoutent-ils.

"Les prix du brut devraient augmenter car la croissance de l'offre reste inférieure à celle de la demande au cours des prochains mois", résume Mark Haefele, analyste chez UBS.

En parallèle, les Etats-Unis ont ordonné mercredi le gel des avoirs de plusieurs sociétés iraniennes et étrangères pour avoir contourné les sanctions imposées à l'Iran en matière de ventes de pétrole et de produits chimiques, selon un communiqué du Trésor américain.

Ces compagnies sont accusées d'avoir permis l'exportation de centaines de millions de dollars de marchandises depuis novembre 2018 et le rétablissement de sanctions visant ces produits après la sortie des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien.

Selon Stephen Innes, analyste chez Spi Asset Management, la nouvelle une fois intégrée par les investisseurs a également contribué au rebond des prix.

Vers 14H40 GMT (16H40, heure de Bruxelles), le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, prenait 4,90% à 105,62 dollars, peu après avoir dépassé les 5% de hausse. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, pour livraison en août, grimpait quant à lui de 5,56% à 104,01 dollars. Après deux séances dirigées par les craintes de récession, engendrant de lourdes pertes pour les deux références du brut, les préoccupations relatives à l'insuffisance de l'offre semblent désormais l'emporter sur celles concernant un ralentissement mondial. "Il n'y a pas eu de revirement significatif dans les fondamentaux" du marché, toujours très tendu et suspendu aux perturbations d'approvisionnement, souligne Tamas Varga, analyste chez PMV Energy. Une interruption de livraison de pétrole du Kazakhstan a failli survenir cette semaine après qu'un tribunal russe eut ordonné un arrêt de 30 jours des livraisons de pétrole par un oléoduc clef, invoquant des violations des normes environnementales. A l'heure actuelle, environ les trois quarts du pétrole kazakh sont exportés par cet oléoduc débouchant sur le port russe de Novorossiisk, en mer Noire. Le consortium exploitant l'oléoduc a fait appel, ce qui a suspendu la décision judiciaire pour le moment, a indiqué jeudi le ministre kazakh de l'Energie. Le soulagement ne devrait pas venir du côté de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (Opep+). "De nombreux producteurs de pétrole de l'Opep+ continuent de lutter pour atteindre leurs objectifs de production, et la capacité de réserve du groupe pour faire face à de futures interruptions de l'offre s'amenuise", font valoir les analystes d'UBS dans une note. Une interruption de la production de pétrole en provenance de Russie pourrait restreindre davantage l'offre mondiale, ajoutent-ils. "Les prix du brut devraient augmenter car la croissance de l'offre reste inférieure à celle de la demande au cours des prochains mois", résume Mark Haefele, analyste chez UBS. En parallèle, les Etats-Unis ont ordonné mercredi le gel des avoirs de plusieurs sociétés iraniennes et étrangères pour avoir contourné les sanctions imposées à l'Iran en matière de ventes de pétrole et de produits chimiques, selon un communiqué du Trésor américain. Ces compagnies sont accusées d'avoir permis l'exportation de centaines de millions de dollars de marchandises depuis novembre 2018 et le rétablissement de sanctions visant ces produits après la sortie des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien. Selon Stephen Innes, analyste chez Spi Asset Management, la nouvelle une fois intégrée par les investisseurs a également contribué au rebond des prix.