Le projet de budget fédéral prévoyait un petit déficit de 6,5 milliards d'euros l'an dernier. Mais à la faveur de rentrées fiscales de 2,6 milliards plus importantes que prévu, de 2,9 milliards de recettes administratives supplémentaires et d'un milliard d'euros de charge d'intérêt en moins, conséquence directe des taux en baisse de ses obligations, Berlin a réussi à terminer l'année sans contracter de nouvelles dettes.

Le gouvernement devance ainsi d'un an l'objectif du "zéro pile" cher au ministre des Finances Wolfgang Schäuble.

M. Schäuble avait promis le "zéro pile" pour 2015, et veut que l'équilibre devienne la norme pour le budget allemand. Très populaire auprès de l'électorat allemand, l'orthodoxie budgétaire était une promesse de campagne des conservateurs de Mme Merkel et de son grand argentier aux législatives de 2013. Ils y voient un devoir envers les générations futures, dans un pays vieillissant.

Mais l'obsession du "zéro pile" est critiquée par l'opposition et certains économistes comme un dogme qui n'a pas de sens économiquement et bride l'Allemagne dans sa croissance et ses investissements.

Les comptes publics de l'Allemagne (Etat fédéral, Etats régionaux, communes et caisses de sécurité sociale) sont pour leur part déjà à l'équilibre depuis 2012 et devraient y être restés l'an dernier. Le chiffre pour 2014 est attendu jeudi. C'est celui qui compte au regard des exigences européennes.

Le projet de budget fédéral prévoyait un petit déficit de 6,5 milliards d'euros l'an dernier. Mais à la faveur de rentrées fiscales de 2,6 milliards plus importantes que prévu, de 2,9 milliards de recettes administratives supplémentaires et d'un milliard d'euros de charge d'intérêt en moins, conséquence directe des taux en baisse de ses obligations, Berlin a réussi à terminer l'année sans contracter de nouvelles dettes. Le gouvernement devance ainsi d'un an l'objectif du "zéro pile" cher au ministre des Finances Wolfgang Schäuble. M. Schäuble avait promis le "zéro pile" pour 2015, et veut que l'équilibre devienne la norme pour le budget allemand. Très populaire auprès de l'électorat allemand, l'orthodoxie budgétaire était une promesse de campagne des conservateurs de Mme Merkel et de son grand argentier aux législatives de 2013. Ils y voient un devoir envers les générations futures, dans un pays vieillissant. Mais l'obsession du "zéro pile" est critiquée par l'opposition et certains économistes comme un dogme qui n'a pas de sens économiquement et bride l'Allemagne dans sa croissance et ses investissements. Les comptes publics de l'Allemagne (Etat fédéral, Etats régionaux, communes et caisses de sécurité sociale) sont pour leur part déjà à l'équilibre depuis 2012 et devraient y être restés l'an dernier. Le chiffre pour 2014 est attendu jeudi. C'est celui qui compte au regard des exigences européennes.