Voir un bourgmestre en personne placarder des affiches de protestation chez les commerçants n'est pas chose courante. A 77 ans, Léopold Lippens, bourgmestre de Knokke part en guerre. Il ne veut pas de l'île expérimentale que le gouvernement flamand voudrait construire à 1,2 km de ses plages.
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Voir un bourgmestre en personne placarder des affiches de protestation chez les commerçants n'est pas chose courante. A 77 ans, Léopold Lippens, bourgmestre de Knokke part en guerre. Il ne veut pas de l'île expérimentale que le gouvernement flamand voudrait construire à 1,2 km de ses plages. L'intention pourtant, est louable : vérifier si une -voire plusieurs- île artificielle pourrait, telle un gigantesque brise-lame, protéger la côte en cas de fortes tempêtes. " Je n'ignore pas les dégâts qu'elles peuvent occasionner mais il existe d'autres manières d'y faire face, s'insurge le bourgmestre. Avec des navires à 350 mètres de nos plages, le chenal créé deviendrait un vaste égout à ciel ouvert. Les touristes ne viendraient plus. Les secondes résidences seraient désertées avec, à la clé, une perte de 2 à 3 milliards d'euros pour le patrimoine immobilier de la cité. Et cela, nous ne pouvons pas l'imposer à Knokke. " Résolu à "se battre comme Churchill", le bourgmestre réclame la démission de Ben Weyts (N-VA), ministre du Tourisme. Il a déjà embauché une batterie de juristes qui auront pour mission de couler ce projet dans lequel il n'est pas loin de voir un complot destiné à mieux desservir le port de Zeebruges. " Non-sens, réplique Renaat Landuyt, bourgmestre de Bruges. Nos bateaux sont trop grands pour pouvoir emprunter un tel chenal ". " Léopold Lippens a été informé à tous les stades de la procédure mais noircit outrageusement le tableau, répond de son côté Ben Weyts. Destiné à apaiser les flots, ce projet fait déjà beaucoup de vagues...