Lors des trois mois achevés fin janvier, le taux de chômage a légèrement reculé à 5,0% contre 5,1% fin décembre, d'après un rapport de l'Office national des statistiques (ONS) mardi.

L'ONS observe "une légère augmentation du nombre d'employés salariés" lors des trois mois achevés fin février".

Toutefois, depuis février 2020 --mois à partir duquel le choc de la pandémie s'est fait de plus en plus sentir--, 693.000 personnes ont perdu un emploi salarié, en majorité des moins de 25 ans et en grande partie dans le secteur de la restauration et l'hôtellerie.

L'accalmie du taux de chômage à fin janvier ne dénote toutefois pas d'une concrète amélioration du marché du travail: entre novembre et janvier, 1,70 million de personnes étaient sans emploi, soit 11.000 de plus que lors des trois mois achevés fin octobre.

En outre, l'ONS constate que la remontée des offres d'emplois observée depuis cet été a ralenti avec le confinement en vigueur depuis mi-décembre.

Les analystes estimaient les chiffres dévoilés mardi meilleurs qu'attendu.

"La stabilité du taux de chômage à 5,0% en janvier confirme à quel point le système de chômage partiel gouvernemental a protégé les emplois pendant la pandémie", relève la maison de recherche Capital Economics.

- Baisse d'activité -

"Nous prévoyons toujours une augmentation du taux à 6% d'ici début 2022 mais ce serait bien mieux que beaucoup ne le craignaient il y a encore quelques mois", ajoute-t-elle cependant dans une note.

"Le taux de chômage ne va probablement pas augmenter avant la fin du chômage partiel", estiment pour leur part les économistes de Pantheon Macro.

Le ministre des Finances avait annoncé au Parlement début mars une prolongation jusqu'à fin septembre du système de chômage partiel, grâce auquel le gouvernement prend en charge jusqu'à 80% des salaires à hauteur de 2.500 livres par mois.

Yael Selfin, économiste du cabinet d'audit et conseil KPMG, remarque pour sa part que "le léger repli du chômage provient d'une baisse d'activité, les gens ayant été moins susceptibles de chercher du travail pendant qu'une grande partie de l'économie était à l'arrêt et les écoles fermées pendant le confinement".

Elle note que le taux de participation au marché du travail est à son plus bas depuis août 2019, notamment à cause d'une "montée du taux d'inactivité chez les étudiants".

Avec la fermeture des bars, restaurants, hôtels, et la crise du secteur de la distribution, une grande partie des emplois qu'ils occupent d'ordinaire ne sont pas disponibles.

En outre, 300.000 personnes restaient en janvier forcées de ne pas travailler à cause de la pandémie mais sans recevoir aucune paie.

Le ministre des Finances Rishi Sunak a rappelé que le gouvernement du Premier ministre conservateur Boris Johnson a pris "des mesures décisives avec un plan de soutien à 352 milliards de livres" pour protéger les emplois face à "l'un des pires chocs pour le marché du travail que ce pays ait jamais affronté".

"Le succès de la campagne de vaccination nous donne de l'espoir pour l'avenir", a-t-il ajouté.

Le Royaume-Uni, pays européen au pire bilan sanitaire, est aussi le pays développé ayant subi le plus important choc économique avec un plongeon du PIB de 9,9% l'an dernier, pire dégringolade en 300 ans.

Lors des trois mois achevés fin janvier, le taux de chômage a légèrement reculé à 5,0% contre 5,1% fin décembre, d'après un rapport de l'Office national des statistiques (ONS) mardi.L'ONS observe "une légère augmentation du nombre d'employés salariés" lors des trois mois achevés fin février".Toutefois, depuis février 2020 --mois à partir duquel le choc de la pandémie s'est fait de plus en plus sentir--, 693.000 personnes ont perdu un emploi salarié, en majorité des moins de 25 ans et en grande partie dans le secteur de la restauration et l'hôtellerie.L'accalmie du taux de chômage à fin janvier ne dénote toutefois pas d'une concrète amélioration du marché du travail: entre novembre et janvier, 1,70 million de personnes étaient sans emploi, soit 11.000 de plus que lors des trois mois achevés fin octobre.En outre, l'ONS constate que la remontée des offres d'emplois observée depuis cet été a ralenti avec le confinement en vigueur depuis mi-décembre.Les analystes estimaient les chiffres dévoilés mardi meilleurs qu'attendu."La stabilité du taux de chômage à 5,0% en janvier confirme à quel point le système de chômage partiel gouvernemental a protégé les emplois pendant la pandémie", relève la maison de recherche Capital Economics.- Baisse d'activité -"Nous prévoyons toujours une augmentation du taux à 6% d'ici début 2022 mais ce serait bien mieux que beaucoup ne le craignaient il y a encore quelques mois", ajoute-t-elle cependant dans une note."Le taux de chômage ne va probablement pas augmenter avant la fin du chômage partiel", estiment pour leur part les économistes de Pantheon Macro.Le ministre des Finances avait annoncé au Parlement début mars une prolongation jusqu'à fin septembre du système de chômage partiel, grâce auquel le gouvernement prend en charge jusqu'à 80% des salaires à hauteur de 2.500 livres par mois. Yael Selfin, économiste du cabinet d'audit et conseil KPMG, remarque pour sa part que "le léger repli du chômage provient d'une baisse d'activité, les gens ayant été moins susceptibles de chercher du travail pendant qu'une grande partie de l'économie était à l'arrêt et les écoles fermées pendant le confinement".Elle note que le taux de participation au marché du travail est à son plus bas depuis août 2019, notamment à cause d'une "montée du taux d'inactivité chez les étudiants". Avec la fermeture des bars, restaurants, hôtels, et la crise du secteur de la distribution, une grande partie des emplois qu'ils occupent d'ordinaire ne sont pas disponibles.En outre, 300.000 personnes restaient en janvier forcées de ne pas travailler à cause de la pandémie mais sans recevoir aucune paie.Le ministre des Finances Rishi Sunak a rappelé que le gouvernement du Premier ministre conservateur Boris Johnson a pris "des mesures décisives avec un plan de soutien à 352 milliards de livres" pour protéger les emplois face à "l'un des pires chocs pour le marché du travail que ce pays ait jamais affronté"."Le succès de la campagne de vaccination nous donne de l'espoir pour l'avenir", a-t-il ajouté.Le Royaume-Uni, pays européen au pire bilan sanitaire, est aussi le pays développé ayant subi le plus important choc économique avec un plongeon du PIB de 9,9% l'an dernier, pire dégringolade en 300 ans.