"Pour garantir la prospérité pour tous, nous n'avons pas seulement besoin d'augmentations salariales, nous avons également besoin de flexibilité, c'est-à-dire de la possibilité de nous adapter aux conditions changeantes du marché. Cette flexibilité, l'accord ne la prévoit pas. L'accord est donc bon pour redistribuer du bien-être mais pas pour en créer", estime le CEO de Comeos, Dominique Michel.

Le projet d'AIP conclu mardi à l'aube après une vingtaine d'heures de négociations fixe la norme salariale à 1,1% maximum pour 2019-2020, en plus de l'indexation des salaires. Il prévoit également un relèvement du salaire minimum de 10 centimes de l'heure, la possibilité de porter de 100 à 120 heures par an le nombre d'heures supplémentaires par an ainsi que des mesures en matière de RCC (ex-prépensions) et d'aménagement des fins de carrière.