Le monde n'en a pas fini avec Donald Trump... La preuve, hier, il a lancé officiellement sa campagne présidentielle en Floride. Donc, c'est clair, jusqu'en novembre 2020, les médias internationaux ne parleront que de cela : Trump sera-t-il oui ou non réélu ? Et si Trump a lancé sa campagne au départ de la Floride, c'est parce que cet Etat l'a aidé à gagner en 2016. Donald Trump est donc superstitieux est espère que la Floride l'aidera avec la même vigueur en 2020. L'élection américaine de 2020 n'enchante pas vraiment les commentateurs car face à Trump, parmi la kyrielle de candidats, ceux qui sortent du lot selon les sondages, sont Bernie Sanders et surtout Joe Biden. Bref, deux personnes qui ont dépassé la septantaine... Pour l'électeur américain, le choix sera entre le Républicain Trump, et ses Tweets nocturnes, ou un Démocrate qui a largement dépassé l'âge de la pension.

Pendant ce temps, Donald Trump continue de mettre la pression sur l'Iran. La Maison Blanche accuse son ennemi iranien d'être à l'origine de deux attaques contre des pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Je rappelle que plus de 30% du commerce de pétrole passe par ce fameux détroit d'Ormuz. Les Iraniens crient, de leur côté, à la mise en scène, en disant que ce sont les Américains qui sont à l'origine de ces attaques et que c'est un prétexte pour attaquer l'Iran. Donald Trump, quant à lui, montre des preuves accablant l'Iran, mais quel crédit encore accorder à ses preuves, quand on se souvient que l'ancien chef d'Etat-Major Colin Powell avait lui aussi montré des preuves à l'ONU pour accabler l'Irak...

En attendant, cette escalade verbale est dangereuse ! L'Iran a annoncé qu'elle n'allait plus respecter le deal nucléaire de 2015 en matière d'uranium enrichi. Mais le plus étonnant dans ce bras de fer, qui je l'espère restera uniquement verbal, c'est que le cours du pétrole reste très calme, il ne bronche pas. Normalement, quand il y a autant de tensions, l'or noir grimpe de 10 ou 20%. Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui. Pourquoi ? Les investisseurs pensent que nous allons vers un ralentissement de la croissance mondiale et que donc l'économie mondiale aura moins besoin de pétrole. L'autre argument, c'est que l'Arabie Saoudite, un des alliés les plus fidèles des Etats-Unis, est l'ennemi juré de l'Iran et donc les investisseurs savent que l'Arabie n'hésitera pas à pomper plus de pétrole pour éviter qu'une guerre entre l'Iran et les Américains ne fasse grimper les prix à la pompe.

Pendant ce temps, nous autres en Belgique, nous attendons toujours un gouvernement fédéral et régional...