LVMH a "décidé de s'associer à cette démarche en contribuant à hauteur de 10 millions d'euros à ce qui doit être un effort collectif", a précisé l'entreprise dans un communiqué, citant le PDG Bernard Arnault et Yann Arthus-Bertrand, photographe connu pour ses vues aériennes de la planète et membre du conseil d'administration du groupe.

Plus tôt lundi, le G7 réuni en sommet à Biarritz a promis de débloquer d'urgence 20 millions de dollars (17,94 millions d'euros) pour envoyer des avions bombardiers d'eau lutter contre les incendies en Amazonie. Outre l'envoi d'une flotte contre les flammes, à laquelle la France apportera un appui militaire de ses forces en Guyane, le G7 est tombé d'accord pour un plan d'aide destiné à la reforestation, au niveau de l'ONU, qui doit être finalisé au cours de l'Assemblée générale des Nations-Unies fin septembre.

Cette "initiative pour l'Amazonie" requerra l'accord du Brésil et des autres huit Etats amazoniens, en lien avec les ONG et les populations locales. MM. Arnault et Arthus-Bertrand, saluant cette initiative, "appellent toutes celles et tous ceux qui partagent comme eux la conviction que l'Amazonie, trésor du patrimoine naturel mondial doit être sauvegardée, à (y) participer", indique LVMH dans son communiqué.

"La France est, aux côtés de son très grand voisin le Brésil et de ses autres voisins sud-Américains, pour partie responsable du destin de cette immense forêt. C'est cela aussi qui a inspiré la démarche du Groupe, engagé par ailleurs avec l'UNESCO dans la défense de la biodiversité à travers le monde", ont-ils ajouté.

La Guyane, territoire français d'Amérique du sud, est frontalière du Brésil.

Après l'incendie qui avait ravagé Notre-Dame de Paris à la mi-avril, le groupe LVMH, numéro un mondial du luxe, et la famille Arnault avaient annoncé un don de 200 millions d'euros au fonds dédié à la reconstruction de la cathédrale.