"Les ministres des Finances se sont mis d'accord sur l'urgence de faire face aux défis fiscaux posés par l'économie numérique", a affirmé la présidence française dans sa déclaration finale de la réunion du G7 Finances.

Le ministre français Bruno Le Maire s'est félicité de "cet accord" du G7 "pour taxer les activités sans présence physique, en particulier des activités numériques", a-t-il expliqué lors de la conférence de presse finale de la réunion. "C'est la première fois que les États membres du G7 se mettent d'accord sur ce principe", a-t-il souligné.

Ce consensus des sept économies les plus avancées donne un coup de pouce aux négociations qui ont lieu actuellement à l'OCDE pour trouver un accord international sur la taxation du numérique.

"Si nous ne trouvons pas d'accord au niveau du G7 sur les grands principes de la taxation du digital aujourd'hui ou demain, franchement ce sera difficile d'en trouver un entre 129 pays à l'OCDE", avait prévenu le ministre français avant l'ouverture de la réunion.

Or les Etats-Unis avaient durci leur position il y a une semaine en ouvrant une enquête qui pourrait conduire à des représailles contre la France pour sa décision d'imposer dès cette année les géants du numérique.

Lors de la conférence de presse, M. Le Maire s'est félicité des bonnes relations avec son homologue américain Steven Mnuchin, qualifiant les entretiens à Chantilly "d'amicaux".

Face au risque de multiplication de projets de taxation des géants du numérique -- par la France mais aussi d'autres pays comme le Royaume-Uni ou encore l'Espagne --, les Etats-Unis ont débloqué en début d'année les négociations au sein de l'OCDE, qui n'avaient pas avancé depuis plusieurs années.

Il reste encore du travail

Le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin a salué jeudi les progrès réalisés par le G7 Finances sur la taxation des géants du numérique, tout en rappelant qu'il "restait du travail" pour aboutir à un accord international.

"Nous avons fait des progrès significatifs, mais il reste encore du travail à faire", a affirmé M. Mnuchin lors d'une conférence de presse, au terme de la réunion des ministres des Finances des sept économies les plus avancées qui se tenait à Chantilly, dans l'Oise, au nord de Paris.

"Je ne dirais pas qu'il s'agit d'une percée, mais je suis plutôt optimiste et il s'agit d'un pas important dans la bonne direction", a ajouté le secrétaire au Trésor, dont le pays a ouvert une enquête pouvant aboutir à des représailles contre la France qui a approuvé la mise en place d'une taxe sur le numérique dès cette année.

"Du point de vue des Etats-Unis, nous avons des inquiétudes significatives à propos de la France et du Royaume-Uni", qui se prépare également à appliquer sa propre taxe, a reconnu le responsable américain. Il s'est toutefois félicité que ses deux alliés se soient déclarés favorable à "une solution internationale".

Au terme de la réunion de Chantilly, le ministre français Bruno Le Maire a salué le ton "amical" qui a régné pendant ces deux journées. Il s'est félicité de "l'accord" du G7 "pour taxer les activités sans présence physique, en particulier des activités numériques", a-t-il expliqué lors de la conférence de presse finale de la réunion. "C'est la première fois que les États membres du G7 se mettent d'accord sur ce principe", a-t-il souligné.

Ce consensus des sept économies les plus avancées donne un coup de pouce aux négociations qui ont lieu actuellement à l'OCDE pour trouver un accord international sur la taxation du numérique d'ici fin 2020.