Dans un rapport publié dans la perspective de sa prochaine réunion de printemps et à quelques jours de la date théorique de la sortie du Royaume-Uni de l'UE prévue vendredi, le FMI a étudié l'impact sur l'économie britannique de deux scénarios de Brexit sans accord.

L'un prend en compte l'absence d'entraves aux échanges commerciaux, l'autre part du principe qu'il y aurait de fortes perturbations avec une flambée du coûts des importations subie par les entreprises britanniques et les ménages.

Dans ce scénario du pire, le FMI prédit un "recul du Produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni de 1,4%" lors de la première année suivant le "no deal", puis de 0,8% l'année suivante, sans plus de détails.

L'UE pas épargnée par les répercussions

L'Union européenne ne sera pas épargnée par les répercussions de cette onde de choc et verrait son PIB perdre 0,2% puis 0,1%.

Le FMI ajoute que l'impact total sur le PIB britannique sera de 3,5% d'ici 2021, et de 0,5% pour l'UE.

L'institution internationale précise toutefois que ces prévisions ne peuvent pas appréhender tous les effets d'un Brexit sans accord, ni les réponses politiques qui seront apportées pour limiter les dégâts sur l'économie.

Dans son scénario de "no deal", le FMI considère qu'en l'absence d'accord commercial avec l'UE, le Royaume-Uni, qui sera soumis aux règles de l'OMC, sera confronté à un retour des barrières douanières et à la perte d'accords commerciaux dont le pays bénéficiait en tant qu'Etat-membre. Le Fonds intègre également les drastiques baisses de droits de douane sur les biens importés qu'a promis le pays en cas de Brexit sans accord.

Pessimisme pour la croissance britannique

Même en partant du principe qu'il y aura un accord sur le Brexit, qui reste son scénario principal, le FMI se montre beaucoup plus pessimiste sur la croissance britannique pour les deux années à venir.

Il table désormais sur une hausse du PIB de 1,2% cette année, avant un léger rebond de 1,4% en 2020. Dans ses dernières prévisions dévoilées en début d'année lors du forum économique de Davos, il s'attendait à une croissance plus vigoureuse, de respectivement 1,5% et 1,6%.

Ce rapport du FMI est publié au milieu d'une nouvelle semaine décisive sur le Brexit, marquée par un sommet européen mercredi qui doit se pencher sur une nouvelle demande de report de la date de sortie avancée par la Première ministre Theresa May.

La dirigeante conservatrice espère un délai jusqu'au 30 juin pour trouver une solution après avoir échoué par trois fois à faire adopter par les députés britanniques l'accord de divorce qu'elle avait conclu avec Bruxelles fin novembre.

Dans un rapport publié dans la perspective de sa prochaine réunion de printemps et à quelques jours de la date théorique de la sortie du Royaume-Uni de l'UE prévue vendredi, le FMI a étudié l'impact sur l'économie britannique de deux scénarios de Brexit sans accord.L'un prend en compte l'absence d'entraves aux échanges commerciaux, l'autre part du principe qu'il y aurait de fortes perturbations avec une flambée du coûts des importations subie par les entreprises britanniques et les ménages.Dans ce scénario du pire, le FMI prédit un "recul du Produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni de 1,4%" lors de la première année suivant le "no deal", puis de 0,8% l'année suivante, sans plus de détails.L'Union européenne ne sera pas épargnée par les répercussions de cette onde de choc et verrait son PIB perdre 0,2% puis 0,1%.Le FMI ajoute que l'impact total sur le PIB britannique sera de 3,5% d'ici 2021, et de 0,5% pour l'UE.L'institution internationale précise toutefois que ces prévisions ne peuvent pas appréhender tous les effets d'un Brexit sans accord, ni les réponses politiques qui seront apportées pour limiter les dégâts sur l'économie.Dans son scénario de "no deal", le FMI considère qu'en l'absence d'accord commercial avec l'UE, le Royaume-Uni, qui sera soumis aux règles de l'OMC, sera confronté à un retour des barrières douanières et à la perte d'accords commerciaux dont le pays bénéficiait en tant qu'Etat-membre. Le Fonds intègre également les drastiques baisses de droits de douane sur les biens importés qu'a promis le pays en cas de Brexit sans accord.Même en partant du principe qu'il y aura un accord sur le Brexit, qui reste son scénario principal, le FMI se montre beaucoup plus pessimiste sur la croissance britannique pour les deux années à venir.Il table désormais sur une hausse du PIB de 1,2% cette année, avant un léger rebond de 1,4% en 2020. Dans ses dernières prévisions dévoilées en début d'année lors du forum économique de Davos, il s'attendait à une croissance plus vigoureuse, de respectivement 1,5% et 1,6%.Ce rapport du FMI est publié au milieu d'une nouvelle semaine décisive sur le Brexit, marquée par un sommet européen mercredi qui doit se pencher sur une nouvelle demande de report de la date de sortie avancée par la Première ministre Theresa May.La dirigeante conservatrice espère un délai jusqu'au 30 juin pour trouver une solution après avoir échoué par trois fois à faire adopter par les députés britanniques l'accord de divorce qu'elle avait conclu avec Bruxelles fin novembre.