Il n'a fallu lundi que quelques dizaines de minutes aux journaux pour sortir une édition spéciale de quatre pages annonçant l'appellation choisie, Reiwa.

Les fabricants de gâteaux et bonbons ont immédiatement créé des versions spéciales avec des emballages particuliers, le tout mis en vente très vite après l'annonce.

Sur les galeries marchandes Rakuten et Amazon, il ne s'est pas passé une heure avant que n'apparaissent des produits divers et variés portant les deux idéogrammes signifiant, selon le Premier ministre, "belle harmonie".

Inévitables T-shirt ou pin's, avec même des versions en caractères alphabétiques, porte-clefs, autocollants, housses de smartphone.

Certains souvenirs immortalisent avec humour le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, celui à qui est revenu l'honneur d'annoncer le nom.

Une chaîne de télévision privée a montré les coulisses d'un de ces fabricants d'objets opportunistes: en 2 minutes 27 secondes chronomètre en main, il mettait en vente une tasse à sake (alcool de riz japonais) avec les kanji "Reiwa" gravés au laser.

A Osaka, un restaurant a immédiatement inscrit à son menu une pizza sur laquelle deux tranches de fromage étaient découpées pour former les deux caractères.

Depuis près de 200 ans, le changement d'ère intervient dans un contexte de tristesse, puisqu'il découle du décès de l'empereur. Mais cette fois, c'est différent: Akihito, le 125e, va céder le trône du Chrysanthème de son vivant et son fils, Naruhito, entrer dans l'histoire.

"Une partie des Japonais trouvent que l'ère Heisei était très négative, en raison de la mauvaise passe économique (fin de la bulle) et des nombreux désastres (tremblement de terre de Kobe, catastrophe du 11 mars 2011), donc ils sont heureux qu'on passe à autre chose", explique l'universitaire Kazuo Yawata, malgré l'extrême popularité du couple impérial.

"Cela se concrétise par cette ambiance festive immédiatement après l'annonce", souligne-t-il.

Lui aussi était impatient: à peine trois heures après l'annonce du nom de l'ère, son prochain livre était mis en prévente, intitulé "Reiwa, histoire du Japon" et sous-titré "le cheminement du 126e empereur et des Japonais".

"Du fait du contexte actuel, je me doutais de la direction qui serait prise pour décider du nom de la nouvelle ère, donc j'avais écrit auparavant et je n'ai quasiment plus eu qu'à ajouter l'appellation choisie dans le manuscrit et sur la couverture", lance, fier de son coup, celui qui appartient au même courant de pensée de droite et traditionaliste que le Premier ministre Shinzo Abe.

Les librairies ont aussi sans attendre remis en tête de gondoles les volumes du "Manyoshu", l'anthologie de poésie japonaise ancienne d'où est tiré le nom de l'ère.

Les deux caractères qui forment le mot Reiwa, à l'instar de tous les idéogrammes, peuvent avoir plusieurs lectures.

Cette fois, outre ceux qui se nomment Reiwa, certains citoyens, comme Norikazu Kawagishi, professeur de l'Université de Waseda et constitutionnaliste connu, ont eu la surprise de découvrir que l'ère à venir s'écrivait exactement comme leur prénom.

Qu'ils soient contents ou non, ils sont invités à manger et boire une fois à l'oeil dans certains restaurants.

Les autorités mettent cependant en garde contre les escrocs qui font croire aux personnes âgées qu'il est nécessaire de changer de carte bancaire avec la nouvelle ère et se proposent d'aller récupérer l'ancienne à domicile, avec le code.

Il n'a fallu lundi que quelques dizaines de minutes aux journaux pour sortir une édition spéciale de quatre pages annonçant l'appellation choisie, Reiwa. Les fabricants de gâteaux et bonbons ont immédiatement créé des versions spéciales avec des emballages particuliers, le tout mis en vente très vite après l'annonce. Sur les galeries marchandes Rakuten et Amazon, il ne s'est pas passé une heure avant que n'apparaissent des produits divers et variés portant les deux idéogrammes signifiant, selon le Premier ministre, "belle harmonie". Inévitables T-shirt ou pin's, avec même des versions en caractères alphabétiques, porte-clefs, autocollants, housses de smartphone. Certains souvenirs immortalisent avec humour le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, celui à qui est revenu l'honneur d'annoncer le nom. Une chaîne de télévision privée a montré les coulisses d'un de ces fabricants d'objets opportunistes: en 2 minutes 27 secondes chronomètre en main, il mettait en vente une tasse à sake (alcool de riz japonais) avec les kanji "Reiwa" gravés au laser. A Osaka, un restaurant a immédiatement inscrit à son menu une pizza sur laquelle deux tranches de fromage étaient découpées pour former les deux caractères. Depuis près de 200 ans, le changement d'ère intervient dans un contexte de tristesse, puisqu'il découle du décès de l'empereur. Mais cette fois, c'est différent: Akihito, le 125e, va céder le trône du Chrysanthème de son vivant et son fils, Naruhito, entrer dans l'histoire. "Une partie des Japonais trouvent que l'ère Heisei était très négative, en raison de la mauvaise passe économique (fin de la bulle) et des nombreux désastres (tremblement de terre de Kobe, catastrophe du 11 mars 2011), donc ils sont heureux qu'on passe à autre chose", explique l'universitaire Kazuo Yawata, malgré l'extrême popularité du couple impérial. "Cela se concrétise par cette ambiance festive immédiatement après l'annonce", souligne-t-il. Lui aussi était impatient: à peine trois heures après l'annonce du nom de l'ère, son prochain livre était mis en prévente, intitulé "Reiwa, histoire du Japon" et sous-titré "le cheminement du 126e empereur et des Japonais". "Du fait du contexte actuel, je me doutais de la direction qui serait prise pour décider du nom de la nouvelle ère, donc j'avais écrit auparavant et je n'ai quasiment plus eu qu'à ajouter l'appellation choisie dans le manuscrit et sur la couverture", lance, fier de son coup, celui qui appartient au même courant de pensée de droite et traditionaliste que le Premier ministre Shinzo Abe. Les librairies ont aussi sans attendre remis en tête de gondoles les volumes du "Manyoshu", l'anthologie de poésie japonaise ancienne d'où est tiré le nom de l'ère. Les deux caractères qui forment le mot Reiwa, à l'instar de tous les idéogrammes, peuvent avoir plusieurs lectures. Cette fois, outre ceux qui se nomment Reiwa, certains citoyens, comme Norikazu Kawagishi, professeur de l'Université de Waseda et constitutionnaliste connu, ont eu la surprise de découvrir que l'ère à venir s'écrivait exactement comme leur prénom. Qu'ils soient contents ou non, ils sont invités à manger et boire une fois à l'oeil dans certains restaurants. Les autorités mettent cependant en garde contre les escrocs qui font croire aux personnes âgées qu'il est nécessaire de changer de carte bancaire avec la nouvelle ère et se proposent d'aller récupérer l'ancienne à domicile, avec le code.