"La difficulté inédite" que l'économie du pays connaît "à cause de la grave crise sanitaire doit être considérée comme une grande opportunité pour les organisations criminelles toujours prêtes à élargir leurs affaires", explique la DIA dans son rapport semestriel.

L'Italie a enregistré près de 100.000 morts depuis le début de la pandémie et son économie s'est effondrée, avec une chute de 8,9% du PIB, la pire récession depuis le Seconde Guerre mondiale.

Pour relancer le pays et affronter les situations de crise "il sera inévitable d'alléger les procédures concernant les appels d'offres et les services publics", estime la DIA.

"Tout cela comportera de sérieux risques d'infiltration mafieuse dans l'économie légale, plus particulièrement dans le domaine sanitaire", met en garde le rapport.

"Il est possible d'envisager d'importants investissements criminels dans les sociétés qui opèrent dans le secteur sanitaire" au sens large du terme, depuis la construction ou la restructuration des hôpitaux aux pompes funèbres en passant par la gestion des déchets dangereux ou la production d'appareils médicaux, ajoute la DIA.

Dans le même temps, les divers groupes criminels "tenteront très probablement d'intercepter les nouveaux moyens de financement qui seront mis à disposition pour la réalisation et le renforcement de grands ouvrages et infrastructures, y compris numériques", estime la DIA.

L'Italie va bénéficier d'une aide de l'Union européenne d'environ 200 milliards d'euros pour relancer son économie.

Ce pactole va sans aucun doute attirer les appétits mafieux et les procédures d'attribution des marchés publics "devront être accompagnées d'une surveillance anti-mafia attentive et rapide", souligne le rapport.

"La difficulté inédite" que l'économie du pays connaît "à cause de la grave crise sanitaire doit être considérée comme une grande opportunité pour les organisations criminelles toujours prêtes à élargir leurs affaires", explique la DIA dans son rapport semestriel.L'Italie a enregistré près de 100.000 morts depuis le début de la pandémie et son économie s'est effondrée, avec une chute de 8,9% du PIB, la pire récession depuis le Seconde Guerre mondiale.Pour relancer le pays et affronter les situations de crise "il sera inévitable d'alléger les procédures concernant les appels d'offres et les services publics", estime la DIA."Tout cela comportera de sérieux risques d'infiltration mafieuse dans l'économie légale, plus particulièrement dans le domaine sanitaire", met en garde le rapport."Il est possible d'envisager d'importants investissements criminels dans les sociétés qui opèrent dans le secteur sanitaire" au sens large du terme, depuis la construction ou la restructuration des hôpitaux aux pompes funèbres en passant par la gestion des déchets dangereux ou la production d'appareils médicaux, ajoute la DIA.Dans le même temps, les divers groupes criminels "tenteront très probablement d'intercepter les nouveaux moyens de financement qui seront mis à disposition pour la réalisation et le renforcement de grands ouvrages et infrastructures, y compris numériques", estime la DIA.L'Italie va bénéficier d'une aide de l'Union européenne d'environ 200 milliards d'euros pour relancer son économie.Ce pactole va sans aucun doute attirer les appétits mafieux et les procédures d'attribution des marchés publics "devront être accompagnées d'une surveillance anti-mafia attentive et rapide", souligne le rapport.