En épluchant le dernier rapport de la Cour des comptes, Stéphane Hazée a découvert que le taux d'intérêt payé sur la dette des outils publics dépendant de la Région - les unités d'administration publique (UAP) - est sensiblement plus élevé que le taux d'intérêt payé sur la dette directe de la Région.

Selon les chiffres de la Cour des comptes, les intérêts de la dette directe au sens strict - celle de la Région - s'élèvent ainsi à 273,6 millions d'euros en 2020, soit un taux moyen de 1,66 % tandis que les intérêts de la dette indirecte, contractée par les UAP, s'élèvent à 348,7 millions d'euros durant la même période, ce qui correspond à un taux moyen de 3,36%.

"Les UAP, qui empruntent elles-mêmes de l'argent, ont des taux d'intérêt moyens deux fois plus élevés que la Région qui est considérée comme plus fiable par les prêteurs. L'impact de cette différence est considérable: si la dette indirecte bénéficiait des mêmes conditions d'emprunt que la dette directe, Ses charges d'intérêt représenteraient 172,4 millions d'euros et la Région serait en mesure d'économiser chaque année 176,3 millions d'euros", explique le député écolo.

Contrats sont en cours et qu'une modification

"Bien sûr, cette estimation est maximale et théorique, puisque les contrats sont en cours et qu'une modification de l'approche en matière de dette doit prendre en compte un certain nombre de paramètres et s'inscrire dans la durée", nuance-t-il néanmoins.

Pour poursuivre l'analyse et identifier les marges d'action, Stéphane Hazée a posé une question écrite au ministre wallon du Budget, Adrien Dolimont qui vient de lui répondre. "Le taux d'intérêt moyen de la dette indirecte est bien plus élevé que celui de la dette directe. Cette situation engendre nécessairement des excédents de charges d'intérêts qui pourraient être atténués", écrit le ministre en chiffrant à 50 millions d'euros par an, "dans une hypothèse prudente", les économies qui pourraient être réalisées grâce à une consolidation de cette dette.

"En pratique, il est tout à fait envisageable de financer cette dette directement par la Région wallonne au travers d'emprunts 'bullet' - à terme fixe, ndlr. Néanmoins, cette possibilité demande une décision politique de financer la dette des UAP par la Région; une analyse et la préparation des incidences budgétaires et comptables du financement et la mise sur pied, par la Cellule de la Dette, d'un échéancier de la dette des UAP existante, une projection des besoins de financement dans les prochaines années, une adaptation de la taille des programmes de financement, la mise en place d'une convention de prêt et une analyse de l'incidence sur le rating de cette consolidation", ajoute le ministre.

La question reviendra sur la table - oralement cette fois - ce lundi après-midi en commission Budget du parlement régional.

En épluchant le dernier rapport de la Cour des comptes, Stéphane Hazée a découvert que le taux d'intérêt payé sur la dette des outils publics dépendant de la Région - les unités d'administration publique (UAP) - est sensiblement plus élevé que le taux d'intérêt payé sur la dette directe de la Région. Selon les chiffres de la Cour des comptes, les intérêts de la dette directe au sens strict - celle de la Région - s'élèvent ainsi à 273,6 millions d'euros en 2020, soit un taux moyen de 1,66 % tandis que les intérêts de la dette indirecte, contractée par les UAP, s'élèvent à 348,7 millions d'euros durant la même période, ce qui correspond à un taux moyen de 3,36%. "Les UAP, qui empruntent elles-mêmes de l'argent, ont des taux d'intérêt moyens deux fois plus élevés que la Région qui est considérée comme plus fiable par les prêteurs. L'impact de cette différence est considérable: si la dette indirecte bénéficiait des mêmes conditions d'emprunt que la dette directe, Ses charges d'intérêt représenteraient 172,4 millions d'euros et la Région serait en mesure d'économiser chaque année 176,3 millions d'euros", explique le député écolo."Bien sûr, cette estimation est maximale et théorique, puisque les contrats sont en cours et qu'une modification de l'approche en matière de dette doit prendre en compte un certain nombre de paramètres et s'inscrire dans la durée", nuance-t-il néanmoins. Pour poursuivre l'analyse et identifier les marges d'action, Stéphane Hazée a posé une question écrite au ministre wallon du Budget, Adrien Dolimont qui vient de lui répondre. "Le taux d'intérêt moyen de la dette indirecte est bien plus élevé que celui de la dette directe. Cette situation engendre nécessairement des excédents de charges d'intérêts qui pourraient être atténués", écrit le ministre en chiffrant à 50 millions d'euros par an, "dans une hypothèse prudente", les économies qui pourraient être réalisées grâce à une consolidation de cette dette. "En pratique, il est tout à fait envisageable de financer cette dette directement par la Région wallonne au travers d'emprunts 'bullet' - à terme fixe, ndlr. Néanmoins, cette possibilité demande une décision politique de financer la dette des UAP par la Région; une analyse et la préparation des incidences budgétaires et comptables du financement et la mise sur pied, par la Cellule de la Dette, d'un échéancier de la dette des UAP existante, une projection des besoins de financement dans les prochaines années, une adaptation de la taille des programmes de financement, la mise en place d'une convention de prêt et une analyse de l'incidence sur le rating de cette consolidation", ajoute le ministre. La question reviendra sur la table - oralement cette fois - ce lundi après-midi en commission Budget du parlement régional.