Tout le monde s'accorde à dire qu'après une année 2020 horrible sur tous les fronts, l'année 2021 sera l'année de la reprise. Cela peut paraître paradoxal, alors que le nombre de nouveaux cas de Covid dans le monde continue de battre des records. Mais évidemment, à la différence de l'année dernière, la vaccination devrait changer la donne en cours d'année. Ce scénario est conditionné au fait que la pandémie hors de contrôle dans certains pays ne donne pas lieu à de nouveaux variants plus dangereux, voire résistants aux vaccins. Ce qui serait une catastrophe, tout autant sanitaire qu'économique d'ailleurs. Mais bon, rallions-nous à la confiance consensuelle que c'est le vaccin qui gagner...

Tout le monde s'accorde à dire qu'après une année 2020 horrible sur tous les fronts, l'année 2021 sera l'année de la reprise. Cela peut paraître paradoxal, alors que le nombre de nouveaux cas de Covid dans le monde continue de battre des records. Mais évidemment, à la différence de l'année dernière, la vaccination devrait changer la donne en cours d'année. Ce scénario est conditionné au fait que la pandémie hors de contrôle dans certains pays ne donne pas lieu à de nouveaux variants plus dangereux, voire résistants aux vaccins. Ce qui serait une catastrophe, tout autant sanitaire qu'économique d'ailleurs. Mais bon, rallions-nous à la confiance consensuelle que c'est le vaccin qui gagnera la course face aux variants, ouvrant effectivement la porte à une reprise économique synchronisée dans le monde. Dans ce contexte, la vaccination permettrait de plier définitivement la pandémie en zone euro vers le mois de juin-juillet. La question importante est alors de savoir si l'économie sera en mesure d'accélérer pour délivrer cette reprise forte tant attendue par beaucoup. La réponse à cette question n'est pas si simple. Car comme j'ai pu déjà vous l'écrire, il faut encore s'attendre à une augmentation des faillites, des restructurations et des pertes d'emplois en raison des dégâts des confinements et restrictions, mais aussi en raison des changements structurels dans nos modes de consommation et dans le fonctionnement de l'économie. Plusieurs éléments permettent néanmoins de rester optimiste et de considérer que la reprise est bel et bien à nos portes. Primo, l'activité reprend, et même de manière impressionnante, dans les pays dans lesquels la pandémie n'est plus virulente. Pourquoi en serait-il autrement en zone euro? Secundo, le fait que d'autres parties du monde sont déjà en phase de reprise a un effet positif sur le secteur industriel européen. Le commerce mondial est en plein boom et son principal problème est devenu l'approvisionnement de composants et non plus le manque de demande. Cela se reflète notamment dans des indicateurs de confiance très positifs, en ce compris en zone euro. La publication la semaine dernière des indicateurs PMI le confirme une fois de plus. Tertio, on sait que les mesures de confinement restreignent les secteurs des services et la consommation des ménages, mais quelques signes indiquent que l'activité durement affectée de ces secteurs devrait rapidement revenir à un niveau normal une fois les mesures levées. Ainsi, les indicateurs PMI du mois d'avril montrent que la confiance est également en train de revenir dans le secteur des services, anticipant les effets bénéfiques de la vaccination. De même, la confiance des consommateurs mesurée par la Commission européenne ne cesse de s'améliorer. Il semble que là aussi, la perspective de la vaccination et donc d'une réouverture de multiples activités renforce la confiance. Or, on sait que celle-ci conditionne l'envie de consommer. C'est donc une bonne nouvelle. Bref, en combinant la très bonne santé du commerce mondial et l'amélioration de la confiance, auxquelles il faudrait ajouter les effets des plans de relance, on peut effectivement tabler sur une accélération économique une fois les économies libérées de la pandémie. Il n'y a donc plus qu'à espérer qu'aucune mauvaise surprise ne vienne remettre ces perspectives positives en cause.