L'évaluation de l'impact économique de l'épidémie du nouveau coronavirus est très délicate, d'autant que l'évolution de la pandémie est imprévisible, mais si "toute analyse comporte donc un degré d'incertitude considérable", un message sans équivoque ressort de toutes les analyses macroéconomiques réalisées par les économistes de KBC et CBC: "nous sommes en récession mondiale, même en tenant compte des importantes mesures de relance budgétaire et monétaire".

En chiffres, cela donne des prévisions de "croissance" guère réjouissantes pour 2020: -2,0% pour l'Italie, qui connaîtra une "profonde récession", -0,7% pour l'Allemagne, -0,5% pour la France et -0,4% pour la Belgique, selon les économistes de KBC-CBC. "Le ralentissement des grandes économies européennes aura un impact négatif sur les petites économies européennes", estiment-ils, constatant les défis logistiques posés par la fermeture des frontières et les interruptions des canaux de transport mais aussi la forte baisse de la consommation intérieure dans tous les pays européens, en raison des mesures de quarantaine et d'une baisse de confiance des consommateurs. "La crise Covid-19 affecte donc à la fois l'offre et la demande de l'économie."

Mais les économistes de KBC et CBC voient "des lueurs d'espoir", avec les réponses "fortes et rapides" des gouvernements et autres banques centrales.

Ces réponses pèseront toutefois sur les finances publiques. Dans une note de recherche, la banque Belfius s'attend à ce que le déficit public de la Belgique grimpe à au moins 3,5% du PIB en 2020. De nouvelles estimations du Comité de monitoring tablaient il y a peu sur un déficit de 2,77% du PIB cette année mais celles-ci se basaient sur une croissance qui était encore attendue attendue à 1,4%...

Belfius apparaît moins pessimiste que KBC-CBC dans ses prévisions et évoque pour sa part une croissance belge de 0,2% cette année, après deux premiers trimestres qui consacreront une récession technique. Mais "contrairement aux autres récessions qu'a connues la Belgique", celle -ci "sera de très courte durée et connaîtra une reprise rapide".

Le scénario de base de Belfius se fonde sur la prévision que le virus sera sous contrôle pour l'été et que les choses se normaliseront au second semestre. "Le redressement prudent de l'économie dans les pays de la zone euro, que nous constations avant l'éclatement de l'épidémie de coronavirus, pourra alors se poursuivre, soutenu par la politique budgétaire et monétaire expansive, le prix bas du pétrole et un effet de rattrapage partiel mais certes musclé de la consommation et de la production mises en veilleuse", estime encore Belfius. Ces prévisions pourraient toutefois s'avérer trop optimistes si l'épidémie devait durer plus longtemps ou si la Belgique devait appliquer un lockdown complet, reconnaît-on.

L'évaluation de l'impact économique de l'épidémie du nouveau coronavirus est très délicate, d'autant que l'évolution de la pandémie est imprévisible, mais si "toute analyse comporte donc un degré d'incertitude considérable", un message sans équivoque ressort de toutes les analyses macroéconomiques réalisées par les économistes de KBC et CBC: "nous sommes en récession mondiale, même en tenant compte des importantes mesures de relance budgétaire et monétaire". En chiffres, cela donne des prévisions de "croissance" guère réjouissantes pour 2020: -2,0% pour l'Italie, qui connaîtra une "profonde récession", -0,7% pour l'Allemagne, -0,5% pour la France et -0,4% pour la Belgique, selon les économistes de KBC-CBC. "Le ralentissement des grandes économies européennes aura un impact négatif sur les petites économies européennes", estiment-ils, constatant les défis logistiques posés par la fermeture des frontières et les interruptions des canaux de transport mais aussi la forte baisse de la consommation intérieure dans tous les pays européens, en raison des mesures de quarantaine et d'une baisse de confiance des consommateurs. "La crise Covid-19 affecte donc à la fois l'offre et la demande de l'économie." Mais les économistes de KBC et CBC voient "des lueurs d'espoir", avec les réponses "fortes et rapides" des gouvernements et autres banques centrales. Ces réponses pèseront toutefois sur les finances publiques. Dans une note de recherche, la banque Belfius s'attend à ce que le déficit public de la Belgique grimpe à au moins 3,5% du PIB en 2020. De nouvelles estimations du Comité de monitoring tablaient il y a peu sur un déficit de 2,77% du PIB cette année mais celles-ci se basaient sur une croissance qui était encore attendue attendue à 1,4%... Belfius apparaît moins pessimiste que KBC-CBC dans ses prévisions et évoque pour sa part une croissance belge de 0,2% cette année, après deux premiers trimestres qui consacreront une récession technique. Mais "contrairement aux autres récessions qu'a connues la Belgique", celle -ci "sera de très courte durée et connaîtra une reprise rapide". Le scénario de base de Belfius se fonde sur la prévision que le virus sera sous contrôle pour l'été et que les choses se normaliseront au second semestre. "Le redressement prudent de l'économie dans les pays de la zone euro, que nous constations avant l'éclatement de l'épidémie de coronavirus, pourra alors se poursuivre, soutenu par la politique budgétaire et monétaire expansive, le prix bas du pétrole et un effet de rattrapage partiel mais certes musclé de la consommation et de la production mises en veilleuse", estime encore Belfius. Ces prévisions pourraient toutefois s'avérer trop optimistes si l'épidémie devait durer plus longtemps ou si la Belgique devait appliquer un lockdown complet, reconnaît-on.