Dans une opinion, publiée sur le site internet de la FEB et sur le site internet du journal Le Soir, Pieter Timmermans rappelle que la Belgique devra soumettre un nouveau budget à l'Europe en octobre et que la conjoncture économique n'est guère réjouissante, alors que l'Allemagne, moteur économique de la zone euro, est au bord de la récession.

"Étant donné que de nouveaux impôts ne sont pas envisageables dans notre pays déjà fortement taxé, une seule chose est certaine: il faudra faire de fortes économies sur les dépenses publiques courantes au cours des prochaines années. En effet, nos pouvoirs publics sont actuellement pléthoriques", juge l'administrateur délégué de la FEB. "Ainsi, en 2017, nous figurions encore dans le top 4 du classement européen des dépenses primaires, alors que nous ne nous situons que dans la moyenne en ce qui concerne la qualité des services prestés."

Bien que la plupart des gouvernements du pays soient en affaires courantes, le FEB estime qu'ils ne doivent pas rester les bras croisés pour autant et invite les ministres à "examiner vraiment en chefs d'entreprise le fonctionnement des administrations, agences, corps spéciaux et entreprises publiques dont ils sont responsables." Ils pourraient ainsi "dresser l'inventaire de toutes les activités, du nombre d'équivalents temps plein occupés dans les différents processus et activités, des gains d'efficacité qui pourraient être réalisés par une meilleure utilisation des nouvelles technologies, une simplification des lois et règles, etc.", suggère-t-on.

"Dans ce cadre, on peut se demander si les tâches exécutées sont indispensables et, dans la négative, si elles peuvent être exécutées par le secteur privé. Il faut ensuite examiner comment les tâches clés qui subsistent peuvent être réalisées à moindre coût", poursuit la FEB, qui préconise également des mesures susceptibles de porter le taux d'emploi à 75%.

Outre l'équilibre budgétaire, une réduction des dépenses publiques courantes doit également créer des marges pour augmenter les dépenses d'investissement, selon l'organisation patronale, qui estime que le cadre budgétaire européen relatif aux investissements publics productifs est "beaucoup trop strict". "Il faudrait introduire une 'règle d'or' stipulant que les investissements publics nets peuvent être financés avec des dettes et donc maintenus hors de la règle budgétaire. Dans ce cadre, un déficit budgétaire de 1% est acceptable si ce montant est exclusivement affecté à des investissements productifs", conclut Pieter Timmermans.