Le Bureau du Plan évalue le coût de la congestion du trafic à quelque 2,3 milliards d'euros. L'organisme propose dès lors une réforme fiscale du transport qui pourrait rapporter 8,7 milliards d'euros à l'Etat. Elle inclurait la mise en place d'une taxation kilométrique intelligente, qui alignerait parfaitement le système fiscal sur les coûts de congestion et d'environnement.

Pour la FEB, la congestion routière restera un problème aussi longtemps qu'un plan de mobilité global n'aura pas été élaboré. A ses yeux, il faudrait notamment investir dans l'infrastructure, compléter les 'liens manquants' (missing links) dans le réseau, encourager l'économie partagée ou encore le développement des nouvelles technologies de propulsion.

La vision de la Fédération comporte également la mise en place d'une redevance kilométrique intelligente, qui viendrait remplacer les taxes de mise en circulation et de circulation. Cela permettrait de faire varier la fiscalité en fonction des coûts sociétaux engendrés, avance-t-elle.

L'implémentation d'un tel système devra se faire sur l'ensemble du territoire afin d'éviter des incohérences entre les Régions, plaide la FEB. "Il faudra également veiller à ne pas augmenter la charge fiscale et administrative pesant sur les secteurs intensifs en transport et tenir compte de la concurrence internationale à laquelle nos entreprises doivent faire face."