Certes, leur participation, dans le passé, à des gouvernements ultra-taxateurs, comme celui de Di Rupo, ou très conservateurs dans les matières de société, comme celui de Charles Michel, a montré que le rattachement aux valeurs du libéralisme est souvent chez eux à géométrie variable. Et même que leur participation quasi permanente au pouvoir n'a fait que consolider une structure d'Etat fondamentalement sociale-démocrate et autoritaire.
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Certes, leur participation, dans le passé, à des gouvernements ultra-taxateurs, comme celui de Di Rupo, ou très conservateurs dans les matières de société, comme celui de Charles Michel, a montré que le rattachement aux valeurs du libéralisme est souvent chez eux à géométrie variable. Et même que leur participation quasi permanente au pouvoir n'a fait que consolider une structure d'Etat fondamentalement sociale-démocrate et autoritaire. On aurait pu espérer que l'élection des deux nouveaux présidents, Georges-Louis Bouchez et Egbert Lachaert, aurait légèrement pu changer les choses. Bouchez a, peu après son élection, fait des déclarations très libérales qui étonnaient après le règne conformiste d'Olivier Chastel. Quant à Lachaert, il avait surtout beaucoup critiqué sa prédécesseure, Gwendolyn Rutten, parce qu'elle avait envisagé une coalition, trop à gauche selon lui, avec les socialistes et les écologistes. C'est pourtant le même Lachaert qui a contribué à la mise en place d'une Vivaldi qui ressemble beaucoup à " l'arc-en-ciel " et comporte une même majorité de gauche et d'extrême gauche incompatible avec les idées libérales. Quant à Bouchez, s'il a eu un sursaut, qui n'a malheureusement pas suffi à casser les négociations, lorsqu'il a dû "avaler" des revendications fiscales fort lourdes, il a très vite renoncé à défendre la doctrine libérale. Il est clair que de ce point de vue, il n'a rien obtenu. Le résultat est un programme qui est l'antithèse exacte des idées propres au libéralisme. Les dépenses publiques vont encore augmenter dans une très large mesure. La politique énergétique comportant l'abandon du nucléaire, seule énergie rentable sans émission de CO2, l'annonce d'un programme très "vert", et donc très coûteux en fonds publics et en charges multiples sur les citoyens, sont déjà des exemples de la poursuite d'une politique autoritaire se mêlant de presque tous les aspects de la vie des gens (mobilité, chauffage, alimentation, etc.) comme le veulent les "verts". L'électricité, si elle ne manquera pas, sera plus chère pour tout le monde. Circuler sera plus difficile et plus coûteux, voyager aussi, et rien n'exclut qu'on nous reconfine de manière autoritaire, "à la chinoise", pour cause de virus. Le programme fiscal n'est guère meilleur. Contrairement à ce qui avait été annoncé, il n'interdit pas les nouveaux impôts et, au contraire, les prévoit en cas de contrôle budgétaire avec une clé de répartition, "un tiers recettes, un tiers dépenses et un tiers divers", qui revient toujours à accroître les impôts à concurrence de deux tiers de trous budgétaires qui promettent d'être gigantesques. De plus, on annonce une taxe sur les Gafa, dont tout le monde sait qu'elle sera en réalité supportée par les consommateurs et tous ceux qui commandent chez Amazon, Apple ou Alibaba. Et aussi une taxation des "riches", non définis, qui peut être l'amorce d'un impôt sur le patrimoine dont la perception sera facilitée par l'abandon quasi total du secret bancaire, l'une des dernières et médiocres garanties au respect de la vie privée. Pauvre libéralisme...