"Il y a deux semaines, j'ai eu un entretien avec la Banque de développement de Chine et nous avons quasiment presque terminé les négociations pour couvrir le manque de financement pour 2015", a déclaré le ministre équatorien des Finances, Fausto Herrera, à la télévision publique. Le ministre n'a pas précisé le montant exact qu'apporterait la Chine, premier créancier de l'Equateur, où le géant asiatique participe notamment, avec le Venezuela, au développement de la principale raffinerie. Pékin pourrait apporter entre 8 et 9 milliards de dollars, y compris en prenant en compte l'amortissement de la dette, selon M. Herrera. Ce chiffre correspond à un montant oscillant entre 4 et 5% du PIB prévu l'an prochain par les autorités équatoriennes. "Les années 2013, 2014 et 2015 vont connaître une forte pression fiscale car nous sommes en train d'achever de grands projets stratégiques", a poursuivi le ministre. En 2014, le déficit fiscal s'élève à 5 milliards de dollars en Equateur, soit 5% du PIB, selon les chiffres du Fonds monétaire international (FMI). En juin dernier, le pays andin, dirigé par le président socialiste Rafael Correa, avait réussi son retour sur les marchés financiers internationaux en levant deux milliards de dollars en obligations souveraines, six ans après avoir décrété un moratoire sur le paiement de sa dette extérieure.