Les grands argentiers de la zone euro se sont mis d'accord lundi soir sur les modalités techniques d'un soutien financier à la Grèce, tout en reportant à plus tard une décision politique dans ce dossier très sensible, en particulier pour l'Allemagne. D'une seule voix, les ministres répètent qu'Athènes ne sollicite pour l'heure aucune aide.

Mais en cas de demande, c'est la formule de prêts bilatéraux qui a été retenue. Dans ce contexte, la Belgique "est prête à prendre sa part", a dit M. Reynders, renvoyant à la participation belge dans le capital de la Banque centrale européenne (BCE), soit 3,5%.

Le taux d'un prêt bilatéral serait moins élevé que le niveau astronomique - environ 6% - qu'exigent actuellement les marchés financiers sur les bons du Trésor grec, mais il resterait coûteux. Il s'agit de maintenir la pression sur la Grèce pour qu'elle mette ses finances publiques en ordre. A terme, "nous pourrions même avoir une rémunération" pour ce prêt, a dit M. Reynders.

Néanmoins, la Belgique aurait préféré une autre méthode de soutien, davantage tournée vers des garanties. Contrairement aux prêts, les garanties ne se reflètent en effet pas dans le chiffre de la dette publique, a argumenté le ministre belge, qui a d'ailleurs demandé à la Commission de ne pas comptabiliser une éventuelle aide à la Grèce comme un facteur agravant de la dette publique.

Sans faire sienne la formule de Fonds monétaire européen, il a détaillé sa préférence pour des garanties coordonnées par la Banque européenne d'investissement (BEI). Un tel mécanisme doit selon lui être couplé à un rôle accru de surveillance économique pour la Commission européenne. Comme le Fonds monétaire international (FMI), celle-ci aurait des possibilités beaucoup plus fortes d'amener les pays à adopter des réformes.

"La Belgique est favorable à cette logique en Europe", a-t-il dit, tout en admettant que "tous les Etats ne souhaitent pas aller dans cette voie".


Les grands argentiers de la zone euro se sont mis d'accord lundi soir sur les modalités techniques d'un soutien financier à la Grèce, tout en reportant à plus tard une décision politique dans ce dossier très sensible, en particulier pour l'Allemagne. D'une seule voix, les ministres répètent qu'Athènes ne sollicite pour l'heure aucune aide.Mais en cas de demande, c'est la formule de prêts bilatéraux qui a été retenue. Dans ce contexte, la Belgique "est prête à prendre sa part", a dit M. Reynders, renvoyant à la participation belge dans le capital de la Banque centrale européenne (BCE), soit 3,5%.Le taux d'un prêt bilatéral serait moins élevé que le niveau astronomique - environ 6% - qu'exigent actuellement les marchés financiers sur les bons du Trésor grec, mais il resterait coûteux. Il s'agit de maintenir la pression sur la Grèce pour qu'elle mette ses finances publiques en ordre. A terme, "nous pourrions même avoir une rémunération" pour ce prêt, a dit M. Reynders.Néanmoins, la Belgique aurait préféré une autre méthode de soutien, davantage tournée vers des garanties. Contrairement aux prêts, les garanties ne se reflètent en effet pas dans le chiffre de la dette publique, a argumenté le ministre belge, qui a d'ailleurs demandé à la Commission de ne pas comptabiliser une éventuelle aide à la Grèce comme un facteur agravant de la dette publique.Sans faire sienne la formule de Fonds monétaire européen, il a détaillé sa préférence pour des garanties coordonnées par la Banque européenne d'investissement (BEI). Un tel mécanisme doit selon lui être couplé à un rôle accru de surveillance économique pour la Commission européenne. Comme le Fonds monétaire international (FMI), celle-ci aurait des possibilités beaucoup plus fortes d'amener les pays à adopter des réformes."La Belgique est favorable à cette logique en Europe", a-t-il dit, tout en admettant que "tous les Etats ne souhaitent pas aller dans cette voie".