D'après un simulateur développé par Graydon et relayé lundi par l'UWE, 56,4% des entreprises wallonnes, saines avant la crise sanitaire, affichent toujours un bilan correct. Elles disposent d'un volume total de réserves de 174,4 milliards d'euros (au 7 mai 2021).

Mais de nombreuses sociétés se sont également retrouvées le bec dans l'eau. Elles ont vu leurs activités réduites ou suspendues pendant de nombreux mois, avec pour conséquence une baisse généralisée du chiffre d'affaires. Dans le même temps, une grande partie de leurs obligations financières (loyers, charges salariales, emprunts, factures, etc.) n'a pas connu de répit proportionnel, ce qui a conduit à l'épuisement des réserves de liquidités.

Résultat? Quelque 22% des entreprises wallonnes évoluent aujourd'hui en mode survie. "Essentiellement des petites entités avec moins de fonds propres", précise Olivier de Wasseige, administrateur délégué de l'UWE. "Ce segment de 22% englobe 22.018 entreprises qui emploient 91.279 équivalents temps plein (ETP) et nécessitent un besoin d'injection total de 5,8 milliards", indique l'économiste Pierre Elias, ajoutant que "sans les aides régionales Covid, 37% des sociétés wallonnes connaitraient actuellement de grandes difficultés".

Les secteurs de l'horeca, la construction, l'aéronautique, le culturel, l'événementiel, l'industriel (bois, carton,...), les titres-services et les maisons de repos semblent avoir été particulièrement touchés.

Pour aider ces entreprises fragilisées par la crise, l'UWE propose une série d'interventions immédiates ciblées ainsi que des mesures de soutien public, privé et parfois mixtes. Le plan s'articule en 3 axes : le renforcement du capital risque privé (à ancrage régional) à travers notamment le crowdfunding, le déploiement et le renforcement des systèmes de prêts garantis par les autorités et la promotion des mécanismes et des ressources existantes en Wallonie.

"Il s'agit d'encourager de nouveaux investissements dans les entreprises ou faciliter la conversion d'une partie de la dette en capitaux propres. En d'autres termes, augmenter les ressources financières d'une entreprise sans ajouter de dette", résume l'UWE.

Dans une perspective de relance de marché, il faudra également prendre en compte une série de thématiques (les coûts salariaux et de l'énergie, le soutien à la recherche et à l'innovation, le défi de la durabilité¿.) qui préoccupent les entreprises et freinent leur capacité de croissance et de développement.

"Sans une amélioration du cadre, la capacité de nos entreprises à bénéficier pleinement des opportunités offertes par la reprise ne pourra être garantie", ponctue Olivier de Wasseige.

D'après un simulateur développé par Graydon et relayé lundi par l'UWE, 56,4% des entreprises wallonnes, saines avant la crise sanitaire, affichent toujours un bilan correct. Elles disposent d'un volume total de réserves de 174,4 milliards d'euros (au 7 mai 2021). Mais de nombreuses sociétés se sont également retrouvées le bec dans l'eau. Elles ont vu leurs activités réduites ou suspendues pendant de nombreux mois, avec pour conséquence une baisse généralisée du chiffre d'affaires. Dans le même temps, une grande partie de leurs obligations financières (loyers, charges salariales, emprunts, factures, etc.) n'a pas connu de répit proportionnel, ce qui a conduit à l'épuisement des réserves de liquidités. Résultat? Quelque 22% des entreprises wallonnes évoluent aujourd'hui en mode survie. "Essentiellement des petites entités avec moins de fonds propres", précise Olivier de Wasseige, administrateur délégué de l'UWE. "Ce segment de 22% englobe 22.018 entreprises qui emploient 91.279 équivalents temps plein (ETP) et nécessitent un besoin d'injection total de 5,8 milliards", indique l'économiste Pierre Elias, ajoutant que "sans les aides régionales Covid, 37% des sociétés wallonnes connaitraient actuellement de grandes difficultés". Les secteurs de l'horeca, la construction, l'aéronautique, le culturel, l'événementiel, l'industriel (bois, carton,...), les titres-services et les maisons de repos semblent avoir été particulièrement touchés. Pour aider ces entreprises fragilisées par la crise, l'UWE propose une série d'interventions immédiates ciblées ainsi que des mesures de soutien public, privé et parfois mixtes. Le plan s'articule en 3 axes : le renforcement du capital risque privé (à ancrage régional) à travers notamment le crowdfunding, le déploiement et le renforcement des systèmes de prêts garantis par les autorités et la promotion des mécanismes et des ressources existantes en Wallonie. "Il s'agit d'encourager de nouveaux investissements dans les entreprises ou faciliter la conversion d'une partie de la dette en capitaux propres. En d'autres termes, augmenter les ressources financières d'une entreprise sans ajouter de dette", résume l'UWE. Dans une perspective de relance de marché, il faudra également prendre en compte une série de thématiques (les coûts salariaux et de l'énergie, le soutien à la recherche et à l'innovation, le défi de la durabilité¿.) qui préoccupent les entreprises et freinent leur capacité de croissance et de développement. "Sans une amélioration du cadre, la capacité de nos entreprises à bénéficier pleinement des opportunités offertes par la reprise ne pourra être garantie", ponctue Olivier de Wasseige.