"Nous sommes prêts à proposer un accord commercial très ambitieux comme pilier central du partenariat", a déclaré le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, qui présentait à Bruxelles la position de l'UE sur la future relation.

Cet accord visera notamment à éliminer tous les droits de douanes et tous les quotas sur les biens échangés avec le continent, une proposition jamais vue de la part de l'UE avec ses partenaires, a-t-il précisé.

Mais le Français a également prévenu que l'UE n'accepterait pas de voir émerger une économie dérégulée à sa porte, qui profiterait "d'avantages concurrentiels déloyaux".

En écho, le Premier ministre britannique s'est empressé de souligner que le Royaume-Uni s'engageait à ne pas faire de "concurrence déloyale" à l'UE.

Un accord devra donc être conclu sur "un mécanisme permettant de maintenir les normes élevées que nous avons en matière sociale, environnementale, climatique, fiscale et d'aides d'État", a insisté Michel Barnier.

"Plus le Royaume-Uni veut être proche (des règles, ndlr), plus l'accès au marché unique sera facile mais rien n'est gratuit (...) je pense que c'est une question d'équité de respecter les règles", a pour sa part souligné lundi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Elle a rappelé que la déclaration politique, qui accompagne le traité de retrait, a été signée par Boris Johnson. "Nous sommes certains qu'il va s'y tenir", a-t-elle lancé a propos de ce document qui pose notamment le principe d'une concurrence loyale après le divorce.

Le Royaume-Uni et l'UE doivent se mettre d'accord sur la nouvelle architecture de leur relation, en particulier commerciale, noyau dur des discussions.

Mais l'ambiance est déjà tendue: le Premier ministre Boris Johnson devait affirmer dnas la journée le droit de son pays à s'affranchir des règles de l'UE, selon des extraits de son discours sur sa vision du Royaume-Uni, après le divorce.

Ajoutant à la difficulté, ces négociations devront se tenir à un rythme soutenu puisque Boris Johnson refuse de prolonger la période de transition, pendant laquelle les Britanniques continueront d'appliquer les règles européennes.

Or, c'est pendant cette période, qui s'achève le 31 décembre, que doivent se tenir les pourparlers.

- Priorités -

Michel Barnier connaît déjà les embûches du dossier puisqu'il a négocié le traité du Brexit sur les modalités de divorce, pendant plus de deux ans.

Son mandat de négociation ne devant être approuvé que fin février par les Etats membres, les négociations ne s'ouvriront officiellement que début mars.

Dans ce très court laps de temps, tous les sujets entre Bruxelles et le Royaume-Uni, devenu un pays tiers, ne sauraient être traités et Bruxelles s'est fixé des priorités.

Les négociations porteront principalement sur le partenariat économique, en particulier l'accord de libre-échange, les questions de sécurité et le dispositif juridique prévu pour régler les litiges.

Pour les Européens, l'accès au marché unique du continent, fort de ses quelque 440 millions de consommateurs, sera conditionné par le respect des normes sanitaires, environnementales, sociales et fiscales, sans oublier celles sur les aides d'Etat aux entreprises.

Ce marché est crucial pour Londres puisque l'UE reste son premier partenaire commercial.

Les Européens veulent mener les négociations en parallèle sur tous les sujets afin de limiter le risque de divisions, duquel les Britanniques pourraient tirer profit.

- La pêche, vitale pour plusieurs Etats -

La pêche, sur laquelle les deux parties ont promis de s'entendre avant le 1er juillet, sera l'un des sujets sur lequel "existe le risque de rupture le plus grave", a rappelé Michel Barnier, pour qui le futur accord devra garantir "un accès réciproque continu aux marchés et aux eaux avec des quotas stables".

Un règlement du dossier de la pêche sera "indissociable" de la conclusion de l'accord commercial, a-t-il répété.

Les pêcheurs de plusieurs Etats membres, comme la France et le Danemark, sont dépendants des eaux britanniques. Ces dernières représentent 30% du chiffre d'affaires des pêcheurs français.

De son côté, Boris Johnson a souligné que "reprendre le contrôle" de ces eaux poissonneuses était de première importance et promis "une nouvelle politique de pêche nationale fantastique".

La pêche pourrait constituer une monnaie d'échange dans ces discussions, par exemple pour l'accès au continent des services financiers britanniques, cruciaux pour la City de Londres.

La France sera "extrêmement vigilante" sur cette question, a prévenu Paris.

Un premier bilan sera dressé fin juin, ce qui devrait permettre d'évaluer le risque d'un "no deal", un spectre qui va continuer à planer, avec ses conséquences désastreuses, sur les discussions.

"Nous sommes prêts à proposer un accord commercial très ambitieux comme pilier central du partenariat", a déclaré le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, qui présentait à Bruxelles la position de l'UE sur la future relation.Cet accord visera notamment à éliminer tous les droits de douanes et tous les quotas sur les biens échangés avec le continent, une proposition jamais vue de la part de l'UE avec ses partenaires, a-t-il précisé.Mais le Français a également prévenu que l'UE n'accepterait pas de voir émerger une économie dérégulée à sa porte, qui profiterait "d'avantages concurrentiels déloyaux".En écho, le Premier ministre britannique s'est empressé de souligner que le Royaume-Uni s'engageait à ne pas faire de "concurrence déloyale" à l'UE.Un accord devra donc être conclu sur "un mécanisme permettant de maintenir les normes élevées que nous avons en matière sociale, environnementale, climatique, fiscale et d'aides d'État", a insisté Michel Barnier."Plus le Royaume-Uni veut être proche (des règles, ndlr), plus l'accès au marché unique sera facile mais rien n'est gratuit (...) je pense que c'est une question d'équité de respecter les règles", a pour sa part souligné lundi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Elle a rappelé que la déclaration politique, qui accompagne le traité de retrait, a été signée par Boris Johnson. "Nous sommes certains qu'il va s'y tenir", a-t-elle lancé a propos de ce document qui pose notamment le principe d'une concurrence loyale après le divorce.Le Royaume-Uni et l'UE doivent se mettre d'accord sur la nouvelle architecture de leur relation, en particulier commerciale, noyau dur des discussions.Mais l'ambiance est déjà tendue: le Premier ministre Boris Johnson devait affirmer dnas la journée le droit de son pays à s'affranchir des règles de l'UE, selon des extraits de son discours sur sa vision du Royaume-Uni, après le divorce.Ajoutant à la difficulté, ces négociations devront se tenir à un rythme soutenu puisque Boris Johnson refuse de prolonger la période de transition, pendant laquelle les Britanniques continueront d'appliquer les règles européennes.Or, c'est pendant cette période, qui s'achève le 31 décembre, que doivent se tenir les pourparlers.- Priorités -Michel Barnier connaît déjà les embûches du dossier puisqu'il a négocié le traité du Brexit sur les modalités de divorce, pendant plus de deux ans.Son mandat de négociation ne devant être approuvé que fin février par les Etats membres, les négociations ne s'ouvriront officiellement que début mars.Dans ce très court laps de temps, tous les sujets entre Bruxelles et le Royaume-Uni, devenu un pays tiers, ne sauraient être traités et Bruxelles s'est fixé des priorités.Les négociations porteront principalement sur le partenariat économique, en particulier l'accord de libre-échange, les questions de sécurité et le dispositif juridique prévu pour régler les litiges.Pour les Européens, l'accès au marché unique du continent, fort de ses quelque 440 millions de consommateurs, sera conditionné par le respect des normes sanitaires, environnementales, sociales et fiscales, sans oublier celles sur les aides d'Etat aux entreprises.Ce marché est crucial pour Londres puisque l'UE reste son premier partenaire commercial.Les Européens veulent mener les négociations en parallèle sur tous les sujets afin de limiter le risque de divisions, duquel les Britanniques pourraient tirer profit.- La pêche, vitale pour plusieurs Etats -La pêche, sur laquelle les deux parties ont promis de s'entendre avant le 1er juillet, sera l'un des sujets sur lequel "existe le risque de rupture le plus grave", a rappelé Michel Barnier, pour qui le futur accord devra garantir "un accès réciproque continu aux marchés et aux eaux avec des quotas stables".Un règlement du dossier de la pêche sera "indissociable" de la conclusion de l'accord commercial, a-t-il répété.Les pêcheurs de plusieurs Etats membres, comme la France et le Danemark, sont dépendants des eaux britanniques. Ces dernières représentent 30% du chiffre d'affaires des pêcheurs français.De son côté, Boris Johnson a souligné que "reprendre le contrôle" de ces eaux poissonneuses était de première importance et promis "une nouvelle politique de pêche nationale fantastique".La pêche pourrait constituer une monnaie d'échange dans ces discussions, par exemple pour l'accès au continent des services financiers britanniques, cruciaux pour la City de Londres.La France sera "extrêmement vigilante" sur cette question, a prévenu Paris.Un premier bilan sera dressé fin juin, ce qui devrait permettre d'évaluer le risque d'un "no deal", un spectre qui va continuer à planer, avec ses conséquences désastreuses, sur les discussions.