"Ce document ne devrait bénéficier d'aucun crédit", a déclaré une porte-parole de l'exécutif européen, lors du point presse quotidien.

Le rapport en question, où les services de la Commission listent leurs "priorités" sur près de 200 pages, "n'a même pas été vu par la hiérarchie politique de la Commission, ni par la président élue (Ursula von der Leyen, qui prendra ses fonctions le 1er novembre, ndlr) ou son équipe de transition, et encore moins approuvé", a-t-elle ajouté.

Parmi les propositions de ce document, la création d'un fonds souverain de 100 milliards d'euros afin de financer des "champions" industriels européens dans certains secteurs clés.

Les auteurs du texte constatent que certaines entreprises américaines et chinoises "disposent de moyens financiers sans précédent" dans des secteurs stratégiques, ce qui leur permet "de racheter" des concurrents, "d'étendre leurs activités et de gérer l'agenda numérique mondial".

"L'Europe n'a pas de telles entreprises. Cela engendre un risque pour la croissance, l'emploi et l'influence de l'Europe dans des domaines stratégiques clés", est-il ajouté.

Les services de la Commission proposent donc de créer un "Fonds européen du futur" avec "l'ambition d'utiliser les fonds publics européens pour mobiliser au moins 100 milliards d'euros de financement public/privé, afin d'ancrer les champions européens et d'attirer des capitaux privés".