L'intelligence artificielle va supprimer des tâches répétitives et "pour s'épanouir dans un environnement de travail numérique, les travailleurs auront besoin de compétences numériques mais aussi de savoir-faire variés, qu'ils soient d'ordre cognitif ou socio-émotionnel", selon l'édition 2019 des Perspectives sur les compétences publiées par l'Organisation de coopération et de développement économiques.

Aussi "renforcer l'apprentissage tout au long de la vie est la clé pour tous les travailleurs et citoyens afin de s'adapter aux changements du monde du travail et de la société", selon l'OCDE qui demande aux Etats de s'assurer que les systèmes de formation soient à même de répondre aux mutations du marché du travail, notamment à travers une meilleure formation continue des enseignants.

Sur le plan géographique, "certaines entreprises tirent parti des technologies numériques pour se relocaliser à l'extérieur des régions high-tech et échapper à des coûts de la vie élevés".

Mais "des écarts de compétences apparaissent dès le plus jeune âge entre enfants de milieux socio-économiques différents et de différentes zones géographiques", constate l'OCDE.

Les nations les mieux préparées aux mutations en cours sont la Belgique et les Pays-Bas, les pays scandinaves (Norvège, Suède, Danemark, Finlande) ainsi que la Nouvelle-Zélande, tandis que le Japon et la Corée du Sud ont un "grand potentiel pour tirer le meilleur parti de la transformation numérique mais doivent prendre une série de mesures pour s'assurer que les travailleurs âgés et les adultes ne sont pas laissés au bord du chemin".

La France se situe pour sa part en-dessous de la moyenne des pays de l'OCDE (50,3% contre 58,3%) en terme "d'individus faisant un usage complexe et diversifié de l'internet" et le nombre d'adultes ayant reçu une formation en technologies de l'information et de la communication au cours des derniers 12 mois y est également inférieur (38,1% contre 42%).

Enfin 11% des travailleurs français sont "exposés à un risque élevé d'automatisation" et auront besoin d'une "formation modérément intensive" pour retrouver un emploi moins soumis à un tel risque, ce qui correspond à la moyenne des 36 pays membres de l'organisation.