"Les décrets, jusqu'à maintenant, semblent être le moyen le plus efficace à notre disposition pour décider ceux qui hésitent à se faire vacciner", a déclaré le Dr Bradley Pollock, enseignant en sciences de la santé publique à l'Université de Californie de Davis. "C'est vraiment très bien", tranche-t-il dans une interview au journal Sacramento Bee.

Début novembre, plus de 58% de la population américaine était totalement vaccinée, contre seulement environ 50% en août lorsque les premières obligations vaccinales ont été annoncées.

"Meilleur moyen"

Le gouvernement a décidé jeudi qu'à compter du 4 janvier 2022, les dizaines de millions de salariés américains concernés par la mesure devront avoir reçu leur dernière dose de vaccin, sous peine de se soumettre à au moins un test par semaine.

Il s'agit des employés des entreprises de plus de 100 personnes, des travailleurs de santé et de tous les sous-traitants d'agences fédérales.

"La vaccination est le meilleur moyen de sortir de cette pandémie", a commenté le président Joe Biden dans un communiqué, assurant qu'il aurait "préféré éviter cette obligation, (mais) trop de personnes restent non vaccinées pour que nous puissions en sortir définitivement".

Cette règle concerne plus des deux tiers des travailleurs américains. D'autres salariés du privé sont déjà sous le coup d'obligations similaires décrétées par leurs employeurs, à l'instar de United Airlines. Le transporteur aérien a prévenu ses 67.000 employés qu'ils s'exposaient à un licenciement s'ils ne se faisaient pas vacciner en temps voulu.

Jeudi, seuls 2.000 d'entre eux avaient demandé à être exemptés pour des raisons médicales ou religieuses, et la plupart des autres ont reçu l'injection.

Chez le géant de la viande Tyson Foods, qui avait vu ses activités fortement perturbées au début de la pandémie, les 120.000 salariés devaient être vaccinés au 1er novembre.

De moins de 50% début août, leur taux de vaccination était passé à 96% jeudi, selon le New York Times.

L'armée américaine, qui a elle aussi adopté une politique très stricte en la matière, affiche une couverture vaccinale de 95%.

Dans leur grande majorité, les salariés approuvent cette obligation, si l'on en croit l'AFL-CIO, principal regroupement de syndicats du pays, qui se réjouit d'"un pas dans la bonne direction".

"Pas le choix"

Certains secteurs restent réfractaires, rejetant souvent davantage l'obligation qui leur est faite que le vaccin lui-même. C'est notamment le cas chez les forces de l'ordre ou pompiers, chez qui le taux de vaccination est fréquemment en dessous de la moyenne, malgré les nombreux décès liés à la pandémie dans ces professions.

Le shérif du comté de Los Angeles a indiqué que seuls 43% de ses policiers étaient vaccinés contre le coronavirus. Le shérif Alex Villanueva a appelé le comté à suspendre l'obligation, affirmant qu'elle "nuisait à la capacité à garantir la sécurité publique".

A Chicago, plusieurs milliers de policiers risquent de se retrouver en congé sans solde.

Et à New York, les policiers représentent à eux seuls environ la moitié des employés municipaux qui ont demandé à bénéficier d'une exemption médicale ou religieuse. Aucune grande religion n'interdit à ses fidèles de recevoir le vaccin, considéré comme sûr et efficace par les autorités sanitaires.

Les réticences se retrouvent dans toutes les couches de la société américaine.

Caleb Macy, qui travaille pour la Nasa, faisait partie des dizaines de manifestants qui ont protesté cette semaine devant le centre du Jet Propulsion Laboratory, près de Los Angeles.

Comme d'autres employés fédéraux, il s'expose à un licenciement s'il ne fournit pas de preuve de vaccination d'ici au 8 décembre.

Il a fait une demande d'exemption pour motif religieux mais se dit prêt à perdre son emploi. "Je peux vous jurer que je ne recevrai jamais ce vaccin", assure-t-il à l'AFP, refusant qu'on ne lui "laisse pas le choix".

De nombreux élus, en majorité républicains, ont dénoncé ces obligations qui piétinent selon eux les sacro-saintes libertés individuelles et qu'ils comparent à une "dictature".

Plusieurs Etats américains, comme le Texas, ont interdit toute obligation vaccinale sur leur sol.

Alimentée depuis l'été par le variant Delta, la pandémie a déjà fait plus de 750.000 morts aux Etats-Unis.

"Les décrets, jusqu'à maintenant, semblent être le moyen le plus efficace à notre disposition pour décider ceux qui hésitent à se faire vacciner", a déclaré le Dr Bradley Pollock, enseignant en sciences de la santé publique à l'Université de Californie de Davis. "C'est vraiment très bien", tranche-t-il dans une interview au journal Sacramento Bee.Début novembre, plus de 58% de la population américaine était totalement vaccinée, contre seulement environ 50% en août lorsque les premières obligations vaccinales ont été annoncées.Le gouvernement a décidé jeudi qu'à compter du 4 janvier 2022, les dizaines de millions de salariés américains concernés par la mesure devront avoir reçu leur dernière dose de vaccin, sous peine de se soumettre à au moins un test par semaine.Il s'agit des employés des entreprises de plus de 100 personnes, des travailleurs de santé et de tous les sous-traitants d'agences fédérales."La vaccination est le meilleur moyen de sortir de cette pandémie", a commenté le président Joe Biden dans un communiqué, assurant qu'il aurait "préféré éviter cette obligation, (mais) trop de personnes restent non vaccinées pour que nous puissions en sortir définitivement". Cette règle concerne plus des deux tiers des travailleurs américains. D'autres salariés du privé sont déjà sous le coup d'obligations similaires décrétées par leurs employeurs, à l'instar de United Airlines. Le transporteur aérien a prévenu ses 67.000 employés qu'ils s'exposaient à un licenciement s'ils ne se faisaient pas vacciner en temps voulu.Jeudi, seuls 2.000 d'entre eux avaient demandé à être exemptés pour des raisons médicales ou religieuses, et la plupart des autres ont reçu l'injection.Chez le géant de la viande Tyson Foods, qui avait vu ses activités fortement perturbées au début de la pandémie, les 120.000 salariés devaient être vaccinés au 1er novembre.De moins de 50% début août, leur taux de vaccination était passé à 96% jeudi, selon le New York Times.L'armée américaine, qui a elle aussi adopté une politique très stricte en la matière, affiche une couverture vaccinale de 95%.Dans leur grande majorité, les salariés approuvent cette obligation, si l'on en croit l'AFL-CIO, principal regroupement de syndicats du pays, qui se réjouit d'"un pas dans la bonne direction".Certains secteurs restent réfractaires, rejetant souvent davantage l'obligation qui leur est faite que le vaccin lui-même. C'est notamment le cas chez les forces de l'ordre ou pompiers, chez qui le taux de vaccination est fréquemment en dessous de la moyenne, malgré les nombreux décès liés à la pandémie dans ces professions.Le shérif du comté de Los Angeles a indiqué que seuls 43% de ses policiers étaient vaccinés contre le coronavirus. Le shérif Alex Villanueva a appelé le comté à suspendre l'obligation, affirmant qu'elle "nuisait à la capacité à garantir la sécurité publique".A Chicago, plusieurs milliers de policiers risquent de se retrouver en congé sans solde.Et à New York, les policiers représentent à eux seuls environ la moitié des employés municipaux qui ont demandé à bénéficier d'une exemption médicale ou religieuse. Aucune grande religion n'interdit à ses fidèles de recevoir le vaccin, considéré comme sûr et efficace par les autorités sanitaires.Les réticences se retrouvent dans toutes les couches de la société américaine.Caleb Macy, qui travaille pour la Nasa, faisait partie des dizaines de manifestants qui ont protesté cette semaine devant le centre du Jet Propulsion Laboratory, près de Los Angeles.Comme d'autres employés fédéraux, il s'expose à un licenciement s'il ne fournit pas de preuve de vaccination d'ici au 8 décembre.Il a fait une demande d'exemption pour motif religieux mais se dit prêt à perdre son emploi. "Je peux vous jurer que je ne recevrai jamais ce vaccin", assure-t-il à l'AFP, refusant qu'on ne lui "laisse pas le choix".De nombreux élus, en majorité républicains, ont dénoncé ces obligations qui piétinent selon eux les sacro-saintes libertés individuelles et qu'ils comparent à une "dictature".Plusieurs Etats américains, comme le Texas, ont interdit toute obligation vaccinale sur leur sol.Alimentée depuis l'été par le variant Delta, la pandémie a déjà fait plus de 750.000 morts aux Etats-Unis.