"Le pays revient à la vie", a résumé le ministre des Affaires régionales, Francesco Boccia, alors que les vols internationaux reprennent au moins dans trois grandes villes - Rome, Milan et Naples.

A l'aéroport de Fiumicino, dans la capitale, une trentaine de vols internationaux sont prévus ce mercredi, et des voyageurs bagages à la main commençaient à sortir régulièrement du hall des arrivées. Même scène au terminal des départs, dans un aérogare au final néanmoins toujours peu fréquenté, a constaté l'AFP.

Ce mercredi marque également le retour de la liberté de déplacement entre les 20 régions, du nord au sud de la péninsule, une mesure attendue avec impatience par les Italiens.

- "Flux réguliers" -

Selon l'agence Ansa, cette réouverture entre les régions a donné lieu à des embouteillages, notamment à Messine, en Sicile pour embarquer sur des ferries vers le continent.

Dans la gare centrale de Milan, les voyageurs se pressaient dans les trains. "Je rentre à la maison après trois mois d'attente. J'avais hâte", raconte une jeune fille, en attente d'un train pour la Calabre (sud), et qui se soumet à un contrôle de température.

"Le flux (des trains) est régulier", s'est félicité la ministre des transports, Paola De Micheli, venue vérifier à la station Termini de Rome les mesures sanitaires mises en place au départ des trains à grande vitesse.

Les interdictions de grands rassemblements, l'obligation du port du masque dans les lieux clos et dans les transports publics demeurent, de même que les inévitables précautions de distanciation sociale et prises de températures dans les gares et aéroports.

Encore traumatisée par ses 33.500 morts du Covid-19 en trois mois, l'Italie, impatiente de retourner à la normalité comme de relancer son économie, se déconfine progressivement depuis début mai.

Commerces, cafés et terrasses ont rouvert, de même que la grande majorité des monuments et sites touristiques: Basilique Saint-Pierre et Colisée à Rome, Pompéi, tour de Pise, cathédrales de Milan et Florence, musées du Vatican, etc.

A l'image des canaux de Venise, où les gondoles attendent le client, ces monuments et musées célèbres restent pour le moment très peu fréquentés, si ce n'est par quelques visiteurs italiens, une anomalie dans ces lieux habituellement bondés de touristes venus de toute la planète avec leur perche à selfie.

La crise sanitaire "n'est pas terminée" a prévenu mardi, jour de Fête nationale, le président de la République Sergio Mattarella, qui a loué "l'unité" de son pays face à "l'ennemi invisible".

En déplacement à Codogno, localité de Lombardie où était apparu mi-février le virus en Italie, il a appelé le pays à repartir, fort de la "solidarité et du courage" dont il a fait preuve en ces temps difficiles.

L'Italie a imposé un verrouillage économique début mars et a vu depuis le nombre de contaminations chuter régulièrement. Selon le dernier bilan quotidien officiel, 55 personnes sont décédées du Covid-19 ces dernières 24 heures.

Si l'épidémie semble durablement maitrisée, le pays doit à présent faire face à la plus grave récession depuis la Seconde Guerre mondiale, et il a un besoin crucial de voir revenir les touristes (secteur comptant pour 13% du PIB).

- "Sécurité et transparence" -

L'enjeu dépasse largement les frontières italiennes, alors que l'Espagne, la Grèce et la France entendent elles aussi relancer leur secteur touristique en captant le plus de voyageurs étrangers.

Inquiètes d'une possible reprise de l'épidémie depuis la Lombardie, un moment épicentre européen de la maladie, la Suisse et l'Autriche gardent leur frontière italienne fermée, suscitant le mécontentement de Rome.

Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio va mener cette fin de semaine une série de rencontres avec ses homologues européens, et notamment le ministre français Jean-Yves Le Drian ce mercredi à Rome.

"L'objectif est de montrer à tous que l'Italie est prête à accueillir les étrangers, en sécurité et avec une transparence maximum des chiffres", a assuré M. Di Maio.

"Accueillir les touristes signifie mettre en marche l'économie et donner la possibilité de travailler aux artisans, commerçants, entrepreneurs, hôteliers", a-t-il souligné.

Seuls 40 des 1.200 hôtels de Rome ont rouvert, indiquait lundi le Corriere della Sera, et une douzaine seulement à Milan.

A l'Auberge du Sénat, voisine du Panthéon de Rome, la réceptionniste constatait un "peu de mouvement, mais aucune réservation de l'étranger avant la mi-juin". "On reçoit toujours beaucoup d'annulations", mais "on est raisonnablement optimiste".

Quant au secteur agricole, grand consommateur de main d'oeuvre étrangère, il s'est félicité, par la voix du syndicat Coldiretti, de cette réouverture des frontières qui permettra "à environ 150.000 travailleurs saisonniers, communautaires provenant de Roumaine, Pologne et Bulgarie d'entrer dans le pays sans être obligé d'observer la quarantaine".

"Le pays revient à la vie", a résumé le ministre des Affaires régionales, Francesco Boccia, alors que les vols internationaux reprennent au moins dans trois grandes villes - Rome, Milan et Naples.A l'aéroport de Fiumicino, dans la capitale, une trentaine de vols internationaux sont prévus ce mercredi, et des voyageurs bagages à la main commençaient à sortir régulièrement du hall des arrivées. Même scène au terminal des départs, dans un aérogare au final néanmoins toujours peu fréquenté, a constaté l'AFP.Ce mercredi marque également le retour de la liberté de déplacement entre les 20 régions, du nord au sud de la péninsule, une mesure attendue avec impatience par les Italiens.- "Flux réguliers" -Selon l'agence Ansa, cette réouverture entre les régions a donné lieu à des embouteillages, notamment à Messine, en Sicile pour embarquer sur des ferries vers le continent.Dans la gare centrale de Milan, les voyageurs se pressaient dans les trains. "Je rentre à la maison après trois mois d'attente. J'avais hâte", raconte une jeune fille, en attente d'un train pour la Calabre (sud), et qui se soumet à un contrôle de température. "Le flux (des trains) est régulier", s'est félicité la ministre des transports, Paola De Micheli, venue vérifier à la station Termini de Rome les mesures sanitaires mises en place au départ des trains à grande vitesse.Les interdictions de grands rassemblements, l'obligation du port du masque dans les lieux clos et dans les transports publics demeurent, de même que les inévitables précautions de distanciation sociale et prises de températures dans les gares et aéroports.Encore traumatisée par ses 33.500 morts du Covid-19 en trois mois, l'Italie, impatiente de retourner à la normalité comme de relancer son économie, se déconfine progressivement depuis début mai.Commerces, cafés et terrasses ont rouvert, de même que la grande majorité des monuments et sites touristiques: Basilique Saint-Pierre et Colisée à Rome, Pompéi, tour de Pise, cathédrales de Milan et Florence, musées du Vatican, etc.A l'image des canaux de Venise, où les gondoles attendent le client, ces monuments et musées célèbres restent pour le moment très peu fréquentés, si ce n'est par quelques visiteurs italiens, une anomalie dans ces lieux habituellement bondés de touristes venus de toute la planète avec leur perche à selfie.La crise sanitaire "n'est pas terminée" a prévenu mardi, jour de Fête nationale, le président de la République Sergio Mattarella, qui a loué "l'unité" de son pays face à "l'ennemi invisible".En déplacement à Codogno, localité de Lombardie où était apparu mi-février le virus en Italie, il a appelé le pays à repartir, fort de la "solidarité et du courage" dont il a fait preuve en ces temps difficiles.L'Italie a imposé un verrouillage économique début mars et a vu depuis le nombre de contaminations chuter régulièrement. Selon le dernier bilan quotidien officiel, 55 personnes sont décédées du Covid-19 ces dernières 24 heures.Si l'épidémie semble durablement maitrisée, le pays doit à présent faire face à la plus grave récession depuis la Seconde Guerre mondiale, et il a un besoin crucial de voir revenir les touristes (secteur comptant pour 13% du PIB).- "Sécurité et transparence" -L'enjeu dépasse largement les frontières italiennes, alors que l'Espagne, la Grèce et la France entendent elles aussi relancer leur secteur touristique en captant le plus de voyageurs étrangers.Inquiètes d'une possible reprise de l'épidémie depuis la Lombardie, un moment épicentre européen de la maladie, la Suisse et l'Autriche gardent leur frontière italienne fermée, suscitant le mécontentement de Rome.Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio va mener cette fin de semaine une série de rencontres avec ses homologues européens, et notamment le ministre français Jean-Yves Le Drian ce mercredi à Rome."L'objectif est de montrer à tous que l'Italie est prête à accueillir les étrangers, en sécurité et avec une transparence maximum des chiffres", a assuré M. Di Maio."Accueillir les touristes signifie mettre en marche l'économie et donner la possibilité de travailler aux artisans, commerçants, entrepreneurs, hôteliers", a-t-il souligné.Seuls 40 des 1.200 hôtels de Rome ont rouvert, indiquait lundi le Corriere della Sera, et une douzaine seulement à Milan.A l'Auberge du Sénat, voisine du Panthéon de Rome, la réceptionniste constatait un "peu de mouvement, mais aucune réservation de l'étranger avant la mi-juin". "On reçoit toujours beaucoup d'annulations", mais "on est raisonnablement optimiste".Quant au secteur agricole, grand consommateur de main d'oeuvre étrangère, il s'est félicité, par la voix du syndicat Coldiretti, de cette réouverture des frontières qui permettra "à environ 150.000 travailleurs saisonniers, communautaires provenant de Roumaine, Pologne et Bulgarie d'entrer dans le pays sans être obligé d'observer la quarantaine".