Révélée par le média Politico, l'information se base sur un rapport interne de 173 pages qui évoque un montant de 100 milliards d'euros destiné à soutenir l'innovation européenne en investissant à l'avenir dans plusieurs secteurs stratégiques. L'indépendance numérique de l'Union européenne est en effet quasi inexistante entre le...

Révélée par le média Politico, l'information se base sur un rapport interne de 173 pages qui évoque un montant de 100 milliards d'euros destiné à soutenir l'innovation européenne en investissant à l'avenir dans plusieurs secteurs stratégiques. L'indépendance numérique de l'Union européenne est en effet quasi inexistante entre les Gafam américains à l'ouest (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) et les BATX chinois à l'est (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi), ce qui pousse les eurocrates à jeter les bases d'un nouvel écosystème sur le Vieux Continent pour mieux s'imposer sur le marché mondial. Fort de ce nouveau fonds d'investissement, l'Europe pourrait ainsi soutenir davantage les start-up et futurs champions de la tech continentale dans des secteurs aussi prometteurs que l'intelligence artificielle, la cybersécurité, l'industrie spatiale, la gestions des données ou encore le stockage de l'énergie. Ces pépites prometteuses seraient dès lors mieux protégées au sein de l'Union et donc moins exposées à des opérations de rachat venues de prédateurs étrangers, ce qui permettrait de corriger progressivement l'actuel déséquilibre entre l'Europe et l'axe numérique sino-américain. Du côté des instances européennes, on tente toutefois de minimiser l'information étant donné que la nouvelle Commission n'est pas encore en place. Sa future présidente allemande Ursula von der Leyen (photo) ne sera officiellement intronisée que le 1er novembre prochain, mais nul doute que le défi technologique s'imposera rapidement dans ses priorités.