"Il faut séparer le court et le moyen terme. Si les sanctions restent au niveau actuel, il faudra environ deux ans de reconstruction, pas moins", a estimé, selon les agences russes, Alexeï Koudrine, un ex-ministre des Finances très respecté dans le pays. "Puis, il faudra rebâtir durant de nombreuses années, car ce dont on parle c'est de remplacer toute une série de produits importés", a-t-il ajouté. Il a jugé en outre que l'inflation serait comprise fin 2022 entre 17 et 20%.

Le président Vladimir Poutine n'a cessé de marteler que l'économie russe avait tenu le choc face aux sanctions occidentales et que, malgré les difficultés logistiques et financières qui en découlent, la Russie allait saisir l'occasion pour refonder son économie, qui repose largement sur les exportations d'hydrocarbures.

Son industrie automobile est par exemple actuellement paralysée car le pays ne peut plus importer de pièces détachées. L'Etat russe comme de nombreuses banques et entreprises sont coupés du système financier international.

"Un des grands risques, aujourd'hui, c'est l'affaissement de l'économie du fait des restrictions logistiques d'une part et d'autre part du manque de liquidités", a relevé devant la chambre haute du Parlement le vice-Premier ministre, Andreï Beloussov. Selon lui, les secteurs de l'industrie et du commerce ont connu une baisse d'activité de 11% du fait des sanctions imposées dans la foulée de l'offensive russe le 24 février.

Afin de soutenir l'économie, a-t-il déclaré, les dépenses du budget fédéral sont en hausse de 20% au premier trimestre 2022, par rapport à la même période de l'année précédente.

La Russie n'a pas donné de prévision de croissance pour cette année, mais la Banque mondiale s'attend à une chute de 11,2% du PIB.

"Il faut séparer le court et le moyen terme. Si les sanctions restent au niveau actuel, il faudra environ deux ans de reconstruction, pas moins", a estimé, selon les agences russes, Alexeï Koudrine, un ex-ministre des Finances très respecté dans le pays. "Puis, il faudra rebâtir durant de nombreuses années, car ce dont on parle c'est de remplacer toute une série de produits importés", a-t-il ajouté. Il a jugé en outre que l'inflation serait comprise fin 2022 entre 17 et 20%.Le président Vladimir Poutine n'a cessé de marteler que l'économie russe avait tenu le choc face aux sanctions occidentales et que, malgré les difficultés logistiques et financières qui en découlent, la Russie allait saisir l'occasion pour refonder son économie, qui repose largement sur les exportations d'hydrocarbures.Son industrie automobile est par exemple actuellement paralysée car le pays ne peut plus importer de pièces détachées. L'Etat russe comme de nombreuses banques et entreprises sont coupés du système financier international."Un des grands risques, aujourd'hui, c'est l'affaissement de l'économie du fait des restrictions logistiques d'une part et d'autre part du manque de liquidités", a relevé devant la chambre haute du Parlement le vice-Premier ministre, Andreï Beloussov. Selon lui, les secteurs de l'industrie et du commerce ont connu une baisse d'activité de 11% du fait des sanctions imposées dans la foulée de l'offensive russe le 24 février.Afin de soutenir l'économie, a-t-il déclaré, les dépenses du budget fédéral sont en hausse de 20% au premier trimestre 2022, par rapport à la même période de l'année précédente. La Russie n'a pas donné de prévision de croissance pour cette année, mais la Banque mondiale s'attend à une chute de 11,2% du PIB.