"Ce n'est pas pareil qu'en 2001, mais oui ça y ressemble", a affirmé le chef de l'Etat dans un entretien avec la chaîne América TV.

Cette année-là, le pays avait plongé dans la plus grave crise économique de son histoire après s'être déclaré en défaut de paiement sur sa dette publique.

"A ce moment-là on avait 57% de taux de pauvreté, aujourd'hui 41%. On avait une dette sur laquelle nous faisions défaut, aujourd'hui c'est un défaut de paiement virtuel", a-t-il poursuivi.

Vendredi, Buenos Aires avait différé au mois d'août le remboursement de 9 milliards de dollars de dette libellée en dollars. Standard and Poor's et Fitch avaient alors abaissé la note attribuée à "RD" ("défaut sélectif").

"C'est de ça que nous héritons. Nous ne pouvons pas faire face et payer les obligations qui tombent", a déploré M. Fernandez, qui a pris ses fonctions le 10 décembre.

Ce président de gauche a succédé à un libéral, Mauricio Macri, qui a complètement échoué sur le plan économique, en laissant un pays en proie à la récession et l'inflation. En 2019, le PIB devrait avoir chuté de 3,1%, et les prix avoir augmenté de 55%.

Samedi, le Congrès a voté une loi d'urgence économique, entrant en vigueur lundi, qui prévoit entre autres une hausse de la fiscalité pour les classes moyennes et supérieures, des prestations sociales pour les plus défavorisés, et une taxe de 30% sur les achats et autres dépenses en devises étrangères.

"L'Argentine s'est retrouvée sans dollars, c'est déjà arrivé", a expliqué M. Fernandez, qui souhaite décourager la dollarisation de l'économie. "Nous devons en finir avec cette pratique qui consiste à épargner en dollars".

Traditionnellement, toute crise économique dans le pays pousse les plus riches à accumuler des billets verts, ce qui ne fait qu'aggraver la chute du peso argentin et les difficultés de l'économie.

"L'Argentine a besoin que des dollars recommencent à entrer et que ces dollars fassent partie des réserves de l'Etat, parce que sinon il est impossible d'envisager de faire face aux obligations qu'a contractées le pays", a martelé le chef de l'Etat.

La dette publique se monte à quelque 330 milliards de dollars, soit près de 90% du PIB, dont 44 milliards auprès du Fonds monétaire international.

"Ce n'est pas pareil qu'en 2001, mais oui ça y ressemble", a affirmé le chef de l'Etat dans un entretien avec la chaîne América TV.Cette année-là, le pays avait plongé dans la plus grave crise économique de son histoire après s'être déclaré en défaut de paiement sur sa dette publique."A ce moment-là on avait 57% de taux de pauvreté, aujourd'hui 41%. On avait une dette sur laquelle nous faisions défaut, aujourd'hui c'est un défaut de paiement virtuel", a-t-il poursuivi.Vendredi, Buenos Aires avait différé au mois d'août le remboursement de 9 milliards de dollars de dette libellée en dollars. Standard and Poor's et Fitch avaient alors abaissé la note attribuée à "RD" ("défaut sélectif")."C'est de ça que nous héritons. Nous ne pouvons pas faire face et payer les obligations qui tombent", a déploré M. Fernandez, qui a pris ses fonctions le 10 décembre.Ce président de gauche a succédé à un libéral, Mauricio Macri, qui a complètement échoué sur le plan économique, en laissant un pays en proie à la récession et l'inflation. En 2019, le PIB devrait avoir chuté de 3,1%, et les prix avoir augmenté de 55%.Samedi, le Congrès a voté une loi d'urgence économique, entrant en vigueur lundi, qui prévoit entre autres une hausse de la fiscalité pour les classes moyennes et supérieures, des prestations sociales pour les plus défavorisés, et une taxe de 30% sur les achats et autres dépenses en devises étrangères."L'Argentine s'est retrouvée sans dollars, c'est déjà arrivé", a expliqué M. Fernandez, qui souhaite décourager la dollarisation de l'économie. "Nous devons en finir avec cette pratique qui consiste à épargner en dollars".Traditionnellement, toute crise économique dans le pays pousse les plus riches à accumuler des billets verts, ce qui ne fait qu'aggraver la chute du peso argentin et les difficultés de l'économie."L'Argentine a besoin que des dollars recommencent à entrer et que ces dollars fassent partie des réserves de l'Etat, parce que sinon il est impossible d'envisager de faire face aux obligations qu'a contractées le pays", a martelé le chef de l'Etat.La dette publique se monte à quelque 330 milliards de dollars, soit près de 90% du PIB, dont 44 milliards auprès du Fonds monétaire international.