Les autorités allemandes s'inquiètent de l'avancée rapide de cette maladie virale très contagieuse chez les suidés mais inoffensive pour les humains. Après des cas découverts en Belgique l'an dernier mais rapidement maîtrisés, les regards se tournent désormais vers l'est.

L'apparition d'un foyer mi-novembre dans l'ouest polonais avait déjà inquiété la filière. Mais la découverte début décembre d'un sanglier porteur de la peste porcine africaine (PPA) à Nowogrod Bobrzanski, à seulement quarante kilomètres de la frontière, a mis les autorités allemandes en alerte.

"La question n'est plus de savoir si la PPA atteindra l'Allemagne, mais quand! Le virus survit dans la boue des passages de roue jusqu'à 100 jours", s'émeut Torsten Reinwald, porte-parole de la Fédération allemande de chasse, interrogé par l'AFP.

C'est donc le branle-bas de combat dans plusieurs régions allemandes, où sont testées différentes méthodes pour le traquer.

Une unité spéciale de six chiens renifleurs formés à dénicher les sangliers décédés a été mise en place dans la Sarre, voisine de la France. Son but: retrouver rapidement d'éventuelles carcasses d'animaux qui étaient malades.

En Saxe, limitrophe de la Pologne, chasseurs, vétérinaires et secouristes se forment lors d'exercices pratiques. Armés de drones ou de caméras infrarouges, ils simulent l'apparition d'un cas infectieux et sa gestion.

Plus au nord, le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale a acheté pour 50.000 euros une clôture électrifiée mobile de 50 kilomètres, dans l'espoir de limiter les passages de phacochères parvenant de Pologne.

Une éventualité devenue réalité au Danemark: très prévoyant, le royaume scandinave vient de terminer la construction d'une barrière de 70 kilomètres sur sa frontière avec l'Allemagne, censée bloquer toute arrivée de sangliers.

Depuis 2014, le virus s'est d'abord propagé dans les pays de l'Est (Lettonie, Lituanie, Pologne, Serbie, Ukraine, Moldavie, Slovaquie, Roumanie), y faisant des ravages dans les populations porcines.

"La possibilité d'une infection venant de sangliers malades traversant la frontière est très élevée, davantage aujourd'hui que par inadvertance humaine", admet Sandra Blome, responsable des laboratoires nationaux pour la peste porcine à l'Institut Friedrich-Loeffler.

Les autorités allemandes s'inquiètent de l'avancée rapide de cette maladie virale très contagieuse chez les suidés mais inoffensive pour les humains. Après des cas découverts en Belgique l'an dernier mais rapidement maîtrisés, les regards se tournent désormais vers l'est. L'apparition d'un foyer mi-novembre dans l'ouest polonais avait déjà inquiété la filière. Mais la découverte début décembre d'un sanglier porteur de la peste porcine africaine (PPA) à Nowogrod Bobrzanski, à seulement quarante kilomètres de la frontière, a mis les autorités allemandes en alerte. "La question n'est plus de savoir si la PPA atteindra l'Allemagne, mais quand! Le virus survit dans la boue des passages de roue jusqu'à 100 jours", s'émeut Torsten Reinwald, porte-parole de la Fédération allemande de chasse, interrogé par l'AFP. C'est donc le branle-bas de combat dans plusieurs régions allemandes, où sont testées différentes méthodes pour le traquer. Une unité spéciale de six chiens renifleurs formés à dénicher les sangliers décédés a été mise en place dans la Sarre, voisine de la France. Son but: retrouver rapidement d'éventuelles carcasses d'animaux qui étaient malades. En Saxe, limitrophe de la Pologne, chasseurs, vétérinaires et secouristes se forment lors d'exercices pratiques. Armés de drones ou de caméras infrarouges, ils simulent l'apparition d'un cas infectieux et sa gestion. Plus au nord, le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale a acheté pour 50.000 euros une clôture électrifiée mobile de 50 kilomètres, dans l'espoir de limiter les passages de phacochères parvenant de Pologne. Une éventualité devenue réalité au Danemark: très prévoyant, le royaume scandinave vient de terminer la construction d'une barrière de 70 kilomètres sur sa frontière avec l'Allemagne, censée bloquer toute arrivée de sangliers. Depuis 2014, le virus s'est d'abord propagé dans les pays de l'Est (Lettonie, Lituanie, Pologne, Serbie, Ukraine, Moldavie, Slovaquie, Roumanie), y faisant des ravages dans les populations porcines. "La possibilité d'une infection venant de sangliers malades traversant la frontière est très élevée, davantage aujourd'hui que par inadvertance humaine", admet Sandra Blome, responsable des laboratoires nationaux pour la peste porcine à l'Institut Friedrich-Loeffler.