D'après Kris Peeters, l'accord prévoit une phase de transition, qui laisse le temps de négocier une relation future avec Londres. Etant donné qu'il est loin d'être certain que le document sera effectivement approuvé, les entreprises belges doivent, selon lui, continuer à se préparer à tous les scénarios, y compris celui du "no deal".

D'après une analyse du Brexit High Level Group, une absence d'accord pourrait entraîner des droits de douane supplémentaires de 2,2 milliards d'euros pour la Belgique et une perte de plus de 40.000 emplois. Le groupe de haut niveau a cependant tenu mardi à féliciter Michel Barnier, le négociateur européen du Brexit, "qui est venu le tenir au courant régulièrement au cours du processus et qui a clairement tenu compte des intérêts économiques belges".

"L'accord provisoire constitue une bonne base pour la négociation d'une future relation avec le Royaume-Uni", a-t-il ajouté. Celui-ci comprend une phase de transition jusqu'à la fin de 2020, une période qui pourrait être prolongée.

En outre, il contient une déclaration politique sur les relations futures et un "backstop" destiné à éviter une frontière dure entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, si les Européens et les Britanniques ne trouvent pas de meilleure solution d'ici la fin de la période de transition.