"Il y a d'autres questions plus pertinentes", juge le vice-Premier. "Comme celle sur l'inflation. J'ai demandé à un groupe d'experts de se pencher sur le secteur des services: comment se fait-il qu'il connaisse en Belgique une inflation supérieure à celle des pays voisins?". Kris Peeters, qui en attend les résultats "d'ici la fin février ou début mars", pointe parmi les autres dossiers cruciaux "les barèmes et l'ancienneté". "Il est temps de faire passer la relation entre salaire et ancienneté au XXIe siècle. Nous allons tenter de stimuler le débat social sur ce point".

Evitant de s'avancer dans le détail quant à la réforme attendue de l'impôt des sociétés, dont le timing est "entre les mains du Premier ministre" et qui devra se baser sur des "simulations concrètes et sérieuses", le futur adversaire de Bart De Wever à Anvers refuse par ailleurs de pointer la Sécu comme le poids (trop) lourd du budget. "On entend souvent dire que la Sécu pèse trop lourd et qu'on peut couper dedans. Alors mon cabinet a compilé des données officielles en provenance de la BNB et d'Eurostat. Pour 100 euros de dépenses publiques en Belgique, tous niveaux de pouvoir confondus, 36,2 euros vont à la protection sociale. Ce qui est nettement moins que la moyenne de la zone euro; la Belgique se situe même dans la queue du peloton!"