Le chef des conservateurs a reconnu que les entreprises "ne voulaient pas du Brexit", mais a expliqué que le meilleur moyen d'en finir avec l'incertitude économique était de sortir de l'UE, comme prévu fin janvier.

M. Johnson a de nouveau appelé à "achever le Brexit", soulignant que son parti avait conclu un accord avec l'Union européenne "prêt à être servi comme de l'eau chaude dans une théière", déclenchant les rires de l'assemblée à la grand-messe annuelle de la CBI, la principale organisation patronale britannique.

Cet accord "donnerait une complète stabilité et certitude" sur l'avenir après trois ans et demi de flou sur le Brexit qui ont fortement pesé sur la croissance britannique, a poursuivi le chef de Downing Street.

En réponse à une demande de la Confédération des industries britanniques (CBI), le Premier ministre a aussi promis une baisse des taxes immobilières pour les entreprises, mais il est revenu sur la promesse de baisse de l'impôt sur les sociétés, estimant que ces fonds seraient mieux dédiés aux "priorités nationales" comme le système de santé. Il estime pouvoir dégager 6 milliards de livres en renonçant à cette baisse.

Les allégements fiscaux atteindront eux 1 milliard de livres par an en 2022-2023 avec des baisses qui portent sur la construction, la recherche et sur la contribution des entreprises à l'assurance maladie nationale.

Son principal rival, le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn, a lui également promis une baisse des taxes immobilières pour les entreprises, en raison des "dégâts qu'elles engendrent sur les commerces".

Il a en outre annoncé des mesures de soutien à des programmes d'"apprentis pour le climat", dans le cadre d'une politique très à gauche promettant des investissements massifs dans la transition énergétique et surtout une série de nationalisations.

M. Corbyn veut lutter contre "une grave pénurie de qualifications en Grande-Bretagne" qui va "continuer à croître" notamment à cause de l'automatisation de beaucoup de métiers.

- Danger des idéologies extrêmes -

Ces programmes d'apprentis seraient financés à partir de fonds déja disponibles pour l'apprentissage en entreprise, d'un montant total de 700 millions de livres d'ici 2024, y compris une contribution ponctionnée sur les dividendes.

Ces mesures sont présentées alors que l'économie britannique tourne au ralenti avec une croissance de 0,3% au troisième trimestre.

"Nous avons vécu une année difficile" et "la croissance n'est pas au niveau que nous souhaiterions" a reconnu John Allan Murray, le président de la Confédération des industries britanniques, la CBI, à l'ouverture de la conférence lundi.

Rappelant l'opposition des chefs d'entreprises à une sortie de l'UE sans accord, la directrice générale de l'organisation Carolyn Fairbairn a également dénoncé "le danger des idéologies extrêmes", avec à droite la tentative d'une "dérégulation massive" de l'économie et à gauche un programme de nationalisations sans précédent envisagé par les travaillistes dans les infrastructures, notamment le rail, l'eau et le réseau internet.

Le président du CBI a aussi regretté l'absence de mesures pour les services dans les programmes dévoilés jusqu'à présent par les partis en campagne, alors que ce secteur représente l'essentiel de l'économie britannique.

Les deux principaux partis se rejoignent par ailleurs sur la promesse de centaines de milliards de livres d'investissements dans les hôpitaux, écoles, routes et l'internet, avec le risque d'une envolée de la dette.

Le chef des conservateurs a reconnu que les entreprises "ne voulaient pas du Brexit", mais a expliqué que le meilleur moyen d'en finir avec l'incertitude économique était de sortir de l'UE, comme prévu fin janvier.M. Johnson a de nouveau appelé à "achever le Brexit", soulignant que son parti avait conclu un accord avec l'Union européenne "prêt à être servi comme de l'eau chaude dans une théière", déclenchant les rires de l'assemblée à la grand-messe annuelle de la CBI, la principale organisation patronale britannique.Cet accord "donnerait une complète stabilité et certitude" sur l'avenir après trois ans et demi de flou sur le Brexit qui ont fortement pesé sur la croissance britannique, a poursuivi le chef de Downing Street.En réponse à une demande de la Confédération des industries britanniques (CBI), le Premier ministre a aussi promis une baisse des taxes immobilières pour les entreprises, mais il est revenu sur la promesse de baisse de l'impôt sur les sociétés, estimant que ces fonds seraient mieux dédiés aux "priorités nationales" comme le système de santé. Il estime pouvoir dégager 6 milliards de livres en renonçant à cette baisse.Les allégements fiscaux atteindront eux 1 milliard de livres par an en 2022-2023 avec des baisses qui portent sur la construction, la recherche et sur la contribution des entreprises à l'assurance maladie nationale.Son principal rival, le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn, a lui également promis une baisse des taxes immobilières pour les entreprises, en raison des "dégâts qu'elles engendrent sur les commerces".Il a en outre annoncé des mesures de soutien à des programmes d'"apprentis pour le climat", dans le cadre d'une politique très à gauche promettant des investissements massifs dans la transition énergétique et surtout une série de nationalisations.M. Corbyn veut lutter contre "une grave pénurie de qualifications en Grande-Bretagne" qui va "continuer à croître" notamment à cause de l'automatisation de beaucoup de métiers.- Danger des idéologies extrêmes -Ces programmes d'apprentis seraient financés à partir de fonds déja disponibles pour l'apprentissage en entreprise, d'un montant total de 700 millions de livres d'ici 2024, y compris une contribution ponctionnée sur les dividendes.Ces mesures sont présentées alors que l'économie britannique tourne au ralenti avec une croissance de 0,3% au troisième trimestre."Nous avons vécu une année difficile" et "la croissance n'est pas au niveau que nous souhaiterions" a reconnu John Allan Murray, le président de la Confédération des industries britanniques, la CBI, à l'ouverture de la conférence lundi.Rappelant l'opposition des chefs d'entreprises à une sortie de l'UE sans accord, la directrice générale de l'organisation Carolyn Fairbairn a également dénoncé "le danger des idéologies extrêmes", avec à droite la tentative d'une "dérégulation massive" de l'économie et à gauche un programme de nationalisations sans précédent envisagé par les travaillistes dans les infrastructures, notamment le rail, l'eau et le réseau internet. Le président du CBI a aussi regretté l'absence de mesures pour les services dans les programmes dévoilés jusqu'à présent par les partis en campagne, alors que ce secteur représente l'essentiel de l'économie britannique.Les deux principaux partis se rejoignent par ailleurs sur la promesse de centaines de milliards de livres d'investissements dans les hôpitaux, écoles, routes et l'internet, avec le risque d'une envolée de la dette.