La réunion des dirigeants du Forum de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (Apec) --qui rassemble 21 Etats représentant 57% de l'économie mondiale-- est théoriquement destinée à aborder les questions de libre-échange dans la zone.

Mais les tensions sino-américaines en mer de Chine méridionale et la menace terroriste mondiale vont certainement s'inviter dans les discussions, dans le contexte des massacres perpétrés vendredi en France.

M. Obama, son homologue chinois Xi Jinping et le Premier ministre japonais Shinzo Abe figurent parmi les invités de marque de ce sommet qui se déroulera mercredi et jeudi. Il est précédé d'une réunion lundi et mardi des ministres des Affaires étrangères.

"Il est impossible de séparer l'économique du non-économique dans notre monde interconnecté", explique Curtis S. Chin, un ancien ambassadeur américain auprès de la Banque asiatique de développement.

"C'est vrai pour le combat contre le groupe Etat islamique comme pour la recherche de solutions pacifiques aux nombreuses disputes territoriales en mer de Chine méridionale", estime cet expert de l'Institut Milken, un think-tank.

La Chine revendique des droits de souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, et notamment sur la zone de 12 milles entourant des îlots et récifs de l'archipel des Spratleys qu'elle a transformés en véritable îles artificielles.

Les Etats-Unis, qui contestent ces revendications, ont récemment envoyé un de leurs destroyers et des bombardiers B-52 à proximité de ces îlots.

Les Philippines, le Vietnam, la Malaisie, le sultanat de Brunei et Taïwan ont également des revendications sur ces eaux.

'Sécurité renforcée'

La Chine a plusieurs fois insisté sur le fait que ces contentieux maritimes n'avaient pas leur place au sommet de l'Apec. Mais la conseillère américaine à la sécurité nationale, Susan Rice, a annoncé qu'ils seraient "un sujet central" de la visite de trois jours aux Philippines de Barack Obama, qui débutera mardi.

Le président américain profitera aussi de sa tournée asiatique --qu'il poursuivra en Malaisie pour le sommet de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean)-- pour faire la promotion de l'accord de libre-échange transpacifique (TPP) signé le mois dernier par 12 membres de l'Apec, mais duquel la Chine est exclue.

Pékin travaille de son côté à sa propre Zone de libre-échange de l'Asie-Pacifique (FTAAP).

En marge du sommet de Manille, les chefs d'Etats du TPP se rencontreront pour la première fois depuis la signature de l'accord.

L'Apec, dont les Etats rassemblent 40% de la population mondiale, compte des membres aussi divers que la Russie, le Pérou ou la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les présidents russe et indonésien, Vladimir Poutine et Joko Widodo, n'assisteront pas au sommet.

Au lendemain des attentats de Paris, les Philippines ont assuré qu'elles garantiraient "une sécurité renforcée" aux leaders mondiaux. Son armée, qui compte 125.000 hommes, ainsi que sa police (150.000 membres) ont été placées en état d'alerte "maximale".

La réunion des dirigeants du Forum de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (Apec) --qui rassemble 21 Etats représentant 57% de l'économie mondiale-- est théoriquement destinée à aborder les questions de libre-échange dans la zone.Mais les tensions sino-américaines en mer de Chine méridionale et la menace terroriste mondiale vont certainement s'inviter dans les discussions, dans le contexte des massacres perpétrés vendredi en France.M. Obama, son homologue chinois Xi Jinping et le Premier ministre japonais Shinzo Abe figurent parmi les invités de marque de ce sommet qui se déroulera mercredi et jeudi. Il est précédé d'une réunion lundi et mardi des ministres des Affaires étrangères."Il est impossible de séparer l'économique du non-économique dans notre monde interconnecté", explique Curtis S. Chin, un ancien ambassadeur américain auprès de la Banque asiatique de développement."C'est vrai pour le combat contre le groupe Etat islamique comme pour la recherche de solutions pacifiques aux nombreuses disputes territoriales en mer de Chine méridionale", estime cet expert de l'Institut Milken, un think-tank.La Chine revendique des droits de souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, et notamment sur la zone de 12 milles entourant des îlots et récifs de l'archipel des Spratleys qu'elle a transformés en véritable îles artificielles.Les Etats-Unis, qui contestent ces revendications, ont récemment envoyé un de leurs destroyers et des bombardiers B-52 à proximité de ces îlots.Les Philippines, le Vietnam, la Malaisie, le sultanat de Brunei et Taïwan ont également des revendications sur ces eaux.La Chine a plusieurs fois insisté sur le fait que ces contentieux maritimes n'avaient pas leur place au sommet de l'Apec. Mais la conseillère américaine à la sécurité nationale, Susan Rice, a annoncé qu'ils seraient "un sujet central" de la visite de trois jours aux Philippines de Barack Obama, qui débutera mardi.Le président américain profitera aussi de sa tournée asiatique --qu'il poursuivra en Malaisie pour le sommet de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean)-- pour faire la promotion de l'accord de libre-échange transpacifique (TPP) signé le mois dernier par 12 membres de l'Apec, mais duquel la Chine est exclue.Pékin travaille de son côté à sa propre Zone de libre-échange de l'Asie-Pacifique (FTAAP).En marge du sommet de Manille, les chefs d'Etats du TPP se rencontreront pour la première fois depuis la signature de l'accord.L'Apec, dont les Etats rassemblent 40% de la population mondiale, compte des membres aussi divers que la Russie, le Pérou ou la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les présidents russe et indonésien, Vladimir Poutine et Joko Widodo, n'assisteront pas au sommet.Au lendemain des attentats de Paris, les Philippines ont assuré qu'elles garantiraient "une sécurité renforcée" aux leaders mondiaux. Son armée, qui compte 125.000 hommes, ainsi que sa police (150.000 membres) ont été placées en état d'alerte "maximale".