Mais si le Brexit est confirmé ce samedi, quels seront les changements pour les particuliers ? A quoi doivent-ils s'attendre après le 31 octobre, date théorique du Brexit ? C'est la question posée par mes confrères du journal L'Echo et à laquelle ils répondent assez longuement aujourd'hui.

Si vous comptez passer quelques jours ou un weekend à Londres, a priori, rien ne changera. Comme la Grande-Bretagne ne faisait pas partie de la zone Schengen, vous serez sans doute contrôlé, mais c'était déjà le cas auparavant. Rien ne change donc, et votre carte d'identité ou passeport suffisent pour entrer au Royaume-Uni. En revanche, si vous n'y allez pas par Eurostar, mais avec votre voiture, mieux vaut vérifier que vous disposez d'une carte d'assurance internationale.

Pour ce qui concerne les achats, là clairement, il y a du changement car la Grande-Bretagne sera considérée comme hors de l'Union européenne, et vous devrez en principe déclarer vos achats personnels à la douane. Du moins dans les limites des plafonds spécifiques pour l'alcool et le tabac, sans oublier le plafond de 430 euros par personne. En revanche, si vous préférez acheter via e-commerce, vous continuerez à disposer de la période de réflexion de 14 jours et des mêmes garanties que par le passé.

Pour ce qui concerne les virements rien ne change et pour les retraits électroniques, ce sera possible avec Maestro, comme avant le Brexit.

En revanche, pour le roaming, donc à la question de savoir si les appels seront plus chers avec le Royaume-Uni, personne ne peut répondre pour l'instant selon L'Echo. Sauf si un opérateur comme Orange par exemple affirme que les tarifs de roaming ne changeront pas pour ses clients.

Enfin, je conclus ce trop rapide tour d'horizon, avec un mot sur les expatriés... Pour eux, la question du Brexit est plus cruciale, car en effet, si le Brexit, après le 31 octobre prochain met fin à la libre circulation des travailleurs, les citoyens belges expatriés auront besoin d'un permis de travail et devront avoir un permis de séjour ! Et ils seront soumis aux barèmes et conditions de travail du Royaume-Uni.

Cela c'est pour la vision européenne si je puis dire, mais a contrario, les Britanniques qui vivent en Espagne par exemple ne rigolent pas du tout. Les pensionnés ont vu leur pension en livres sterling perdre du pouvoir d'achat vis-à-vis de l'euro, et ils devront sans doute eux aussi s'acquitter de tas de démarches administratives pour rester en Espagne ou ailleurs en Europe. C'est la volonté d'une majorité de leurs compatriotes qui est la cause aujourd'hui de leur malheur... Comme quoi la majorité peut aussi être tyrannique !