La situation est "très fragile", a reconnu le Finlandais, qui a cependant estimé qu'il convenait de ne pas jeter de l'huile sur le feu. La Commission aura une approche "pragmatique et basée sur les faits" dans son évaluation du budget que présentera Rome, a-t-il insisté.

"Il n'est pas encore trop tard pour maintenir la stabilité et s'assurer que la croissance se poursuive en Italie", a-t-il poursuivi, en plaidant pour l'élaboration d'une "trajectoire budgétaire crédible".

Au terme d'un dur et long bras de fer avec le ministre modéré des Finances, Giovanni Tria, le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite), au pouvoir à Rome, ont obtenu gain de cause sur un bond du déficit public. Ce dernier atteindra 2,4% en 2019, alors que le précédent gouvernement de centre gauche visait 0,8%.

L'actuel projet de budget de Rome, qui doit être soumis lundi à Bruxelles, prévoit ensuite un déficit ramené à 2,1% en 2020 et 1,8% en 2021. A environ 132% de son PIB, l'Italie affiche actuellement le ratio d'endettement le plus élevé de la zone euro après la Grèce.