A côté des constatations devenues régulières qui ressortent du "fact checking" du syndicat - soit la "mise en perspective des déclarations politiques face aux chiffres officiels" issus notamment de l'ONSS, la Banque nationale ou autre Bureau du Plan - le syndicat a présenté son cahier des charges économique et social. C'est à la lumière de celui-ci que le syndicat socialiste jugera la prochaine majorité fédérale, assure-t-il.

On y retrouve quatre thèmes principaux déjà évoqués: le pouvoir d'achat (avec le salaire minimum de 14 euros/l'heure, la pension minium à 1.500 euros, ...), une approche différente de la dette (sortir les investissements publics sociaux et environnementaux des règles budgétaires, et profiter de la faiblesse des taux pour augmenter ces investissements) et la mise en place d'une "grande réforme fiscale". Le quatrième point a déjà fait couler beaucoup d'encre: le financement de la sécurité sociale. Pour survivre à la fin annoncée de la dotation d'équilibre (de l'ordre de 3 milliards d'euros en 2019), "il faut un financement alternatif", réaffirme Robert Vertenueil. Le syndicat est en train de modéliser son projet de CSG (contribution sociale généralisée) et ambitionne de le présenter le mois prochain. L'exercice n'est pas aisé. Le modèle français peut servir d'inspiration, "mais il a un défaut important: il est linéaire". Or, ici, le but est justement d'"éviter les effets pervers" en s'assurant de sa progressivité. En taxant les revenus de l'immobilier par exemple, il conviendra de ne pas avoir la même approche envers un propriétaire ayant hérité d'une maison familiale et un multi-propriétaire, tout comme il faudra s'assurer de la mise en place de mesures capables de protéger les locataires.

Le modèle du syndicat sera présenté le 19 novembre prochain.