La Grèce et ses principaux interlocuteurs ont renoué le dialogue au plus haut niveau mercredi à Bruxelles, et sont convenus d'"intensifier" les efforts pour parvenir enfin à un accord. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est notamment entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande et doit de nouveau rencontrer jeudi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

"Les discussions ont beaucoup progressé ces dernières semaines. Nous sommes maintenant près de la piste d'atterrissage", a assuré M. Moscovici sur la radio RTL. "S'il y a une volonté politique, on peut et on va aboutir", a-t-il ajouté. Mais "on n'y est pas encore."

Les négociations engagées ces dernières semaines ont "permis de beaucoup rapprocher les points de vue. Il reste des divergences, notamment sur ce qu'on appelle les surplus primaires, les excédents budgétaires que doit dégager la Grèce" hors remboursement des intérêts de sa dette, a expliqué le commissaire.

"Il faut vraiment parvenir à un accord solide pour que tout cela soit financièrement soutenable", pour la Grèce, pour les créanciers, et "pour les contribuables puisque ce sont eux qui, in fine, supporteraient le coût d'un non-remboursement de la dette grecque", a-t-il ajouté.

Merkel a-t-elle cédé ?

Par ailleurs, Bloomberg croyait savoir mercredi que l'Allemagne ne demandait plus qu'une "seule réforme" pour convenir d'un accord avec Athènes. Berlin aurait en effet décidé d'oublier les demandes de réforme du marché du travail et d'abaisser les objectifs d'excédents primaires, en échange d'exigences très dures sur les retraites.

Si tel est bien le cas, ce choix marquerait la volonté de la chancelière allemande Angela Merkel de privilégier la réconciliation, et signerait la défaite de son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, partisan de l'exclusion de la Grèce de la zone euro.

"Solution viable"

En tout cas, le Premier ministre grec a déclaré, au sortir de sa rencontre de mercredi soir avec la chancelière allemande et le président français, que les Européens avaient compris "qu'il faut une solution viable" pour la Grèce, à court d'argent.

"Les dirigeants européens réalisent qu'il faut donner une solution viable et la possibilité pour la Grèce de revenir à la croissance (...) avec une dette soutenable", a affirmé M. Tsipras, au sortir de la réunion qu'il a qualifiée de "très amicale".

La Bourse d'Athènes ouvre sur un bond de 5,47%

Quoi qu'il en soit, la Bourse d'Athènes s'est montrée optimiste ce jeudi matin en ouvrant sur un bond de 5,47%, à 802,35 points. Le signe d'un accord dans les prochains jours entre la Grèce et ses créanciers, UE et FMI ?

La Grèce et ses principaux interlocuteurs ont renoué le dialogue au plus haut niveau mercredi à Bruxelles, et sont convenus d'"intensifier" les efforts pour parvenir enfin à un accord. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est notamment entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande et doit de nouveau rencontrer jeudi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker."Les discussions ont beaucoup progressé ces dernières semaines. Nous sommes maintenant près de la piste d'atterrissage", a assuré M. Moscovici sur la radio RTL. "S'il y a une volonté politique, on peut et on va aboutir", a-t-il ajouté. Mais "on n'y est pas encore."Les négociations engagées ces dernières semaines ont "permis de beaucoup rapprocher les points de vue. Il reste des divergences, notamment sur ce qu'on appelle les surplus primaires, les excédents budgétaires que doit dégager la Grèce" hors remboursement des intérêts de sa dette, a expliqué le commissaire."Il faut vraiment parvenir à un accord solide pour que tout cela soit financièrement soutenable", pour la Grèce, pour les créanciers, et "pour les contribuables puisque ce sont eux qui, in fine, supporteraient le coût d'un non-remboursement de la dette grecque", a-t-il ajouté.Par ailleurs, Bloomberg croyait savoir mercredi que l'Allemagne ne demandait plus qu'une "seule réforme" pour convenir d'un accord avec Athènes. Berlin aurait en effet décidé d'oublier les demandes de réforme du marché du travail et d'abaisser les objectifs d'excédents primaires, en échange d'exigences très dures sur les retraites.Si tel est bien le cas, ce choix marquerait la volonté de la chancelière allemande Angela Merkel de privilégier la réconciliation, et signerait la défaite de son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, partisan de l'exclusion de la Grèce de la zone euro.En tout cas, le Premier ministre grec a déclaré, au sortir de sa rencontre de mercredi soir avec la chancelière allemande et le président français, que les Européens avaient compris "qu'il faut une solution viable" pour la Grèce, à court d'argent."Les dirigeants européens réalisent qu'il faut donner une solution viable et la possibilité pour la Grèce de revenir à la croissance (...) avec une dette soutenable", a affirmé M. Tsipras, au sortir de la réunion qu'il a qualifiée de "très amicale".Quoi qu'il en soit, la Bourse d'Athènes s'est montrée optimiste ce jeudi matin en ouvrant sur un bond de 5,47%, à 802,35 points. Le signe d'un accord dans les prochains jours entre la Grèce et ses créanciers, UE et FMI ?