Ce prélèvement à la source, appliqué dans la quasi totalité des pays occidentaux, va révolutionner les habitudes fiscales des contribuables en France et les pratiques de l'administration. Après trois années de préparation, marquées par des hésitations politiques, il consiste à collecter l'impôt directement sur les revenus et non plus un an après leur versement, comme c'était le cas jusqu'en 2018 en France. Ce mode de collecte permet d'ajuster automatiquement le niveau d'imposition aux variations de revenus, et d'éviter les difficultés rencontrées en cas de changement de situation (licenciement, retraite...).

Il se concrétisera sur les feuilles de paye des foyers français concernés fin janvier. Pour les salariés, l'impôt sera prélevé directement par l'employeur: il apparaîtra sur la fiche de paie au même titre que les cotisations sociales. Pour les retraités, la collecte sera réalisée par les caisses de retraite.

Les travailleurs indépendants verseront un acompte mensuel ou trimestriel, calculé par l'administration en fonction de leurs revenus des mois précédents, puis ajusté selon leurs revenus effectifs. Mais au delà du défi technique, la crainte subsiste que cette réforme et son "impact psychologique" contribue à raviver la colère du mouvement des "gilets jaunes", ces Français mobilisés depuis mi-novembre contre la politique sociale et fiscale du gouvernement et qui réclament notamment plus de pouvoir d'achat.

La somme que l'employeur versera directement au salarié se trouvera diminuée dès fin janvier pour ceux qui paient l'impôt, alors même que les mesures de soutien au pouvoir d'achat adoptées en décembre ne seront pas toutes entrées en vigueur. Moins de 43% des ménages sont assujettis à l'impôt sur le revenu, et 10% paient 70% du montant total. Il s'agit donc d'un prélèvement qui pèse surtout sur les revenus plutôt confortables. Mais une particularité du système fiscal français réside dans le nombre élevé de crédits d'impôt, dont la prise en compte complique la réforme. Pour déminer le terrain, le gouvernement a promis que certains crédits d'impôt feraient l'objet d'un acompte de 60% dès janvier.

Ce prélèvement à la source, appliqué dans la quasi totalité des pays occidentaux, va révolutionner les habitudes fiscales des contribuables en France et les pratiques de l'administration. Après trois années de préparation, marquées par des hésitations politiques, il consiste à collecter l'impôt directement sur les revenus et non plus un an après leur versement, comme c'était le cas jusqu'en 2018 en France. Ce mode de collecte permet d'ajuster automatiquement le niveau d'imposition aux variations de revenus, et d'éviter les difficultés rencontrées en cas de changement de situation (licenciement, retraite...). Il se concrétisera sur les feuilles de paye des foyers français concernés fin janvier. Pour les salariés, l'impôt sera prélevé directement par l'employeur: il apparaîtra sur la fiche de paie au même titre que les cotisations sociales. Pour les retraités, la collecte sera réalisée par les caisses de retraite. Les travailleurs indépendants verseront un acompte mensuel ou trimestriel, calculé par l'administration en fonction de leurs revenus des mois précédents, puis ajusté selon leurs revenus effectifs. Mais au delà du défi technique, la crainte subsiste que cette réforme et son "impact psychologique" contribue à raviver la colère du mouvement des "gilets jaunes", ces Français mobilisés depuis mi-novembre contre la politique sociale et fiscale du gouvernement et qui réclament notamment plus de pouvoir d'achat. La somme que l'employeur versera directement au salarié se trouvera diminuée dès fin janvier pour ceux qui paient l'impôt, alors même que les mesures de soutien au pouvoir d'achat adoptées en décembre ne seront pas toutes entrées en vigueur. Moins de 43% des ménages sont assujettis à l'impôt sur le revenu, et 10% paient 70% du montant total. Il s'agit donc d'un prélèvement qui pèse surtout sur les revenus plutôt confortables. Mais une particularité du système fiscal français réside dans le nombre élevé de crédits d'impôt, dont la prise en compte complique la réforme. Pour déminer le terrain, le gouvernement a promis que certains crédits d'impôt feraient l'objet d'un acompte de 60% dès janvier.