"Ma proposition (au Premier ministre Edouard Philippe) sera qu'environ 15 millions de foyers fiscaux français puissent être touchés, concernés, par cette baisse d'impôt", a expliqué le ministre des Finances Bruno Le Maire sur la chaîne LCI.

De son côté, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a indiqué sur la radio RTL que ce geste fiscal concernerait les "classes moyennes".

"Comme il y a l'impôt (prélevé) à la source désormais", cette baisse entrera en vigueur "dès le mois de janvier de l'année prochaine", a ajouté le ministre, refusant toutefois de préciser quels niveaux de revenu bénéficieront de ce geste fiscal.

"Il appartiendra au Parlement de fixer le montant à partir duquel on fera cette baisse d'impôt", a justifié M. Darmanin, tout en assurant que cette baisse d'impôt serait concentrée sur les "classes moyennes".

M. Darmanin a ajouté que la loi de finances qui sera soumise au parlement en octobre "prévoira une baisse de l'impôt sur le revenu".

L'ensemble des réductions fiscales pourrait atteindre cinq milliards d'euros - sur près de 70 milliards de recettes actuelles - a-t-il ajouté, citant une "indication" donnée par le chef de l'Etat.

"Nous ne laisserons pas filer le déficit. Nous ne laisserons pas filer la dette publique", a promis M. Le Maire. "Sur la dépense publique nous ne lâcherons rien".

Les ministres français assurent vendredi le service après-vente de la longue intervention du président Macron jeudi soir, qui a annoncé une série de mesures, fiscales notamment, pour éteindre la contestation sociale dans le pays et la colère des "gilets jaunes" qui manifestent chaque samedi depuis la mi-novembre contre l'injustice et la baisse du pouvoir d'achat des plus démunis.