Personne ne conteste le bien-fondé de cet allégement fiscal. Le débat politique tourne plutôt autour de son impact budgétaire. L'intention du gouvernement Michel est de le neutraliser entièrement en supprimant ou recalibrant les quelque 26 niches en vigueur à l'impôt des sociétés, ainsi qu'en relevant - une fois de plus - le précompte mobilier. On pourra discuter à l'infini de l'exactitude des calculs qui conduisent à cette neutralisation ou du risque de dérapage budgétaire. Nous ne connaîtrons de toute façon les réponses que dans deux ou trois ans, à l'heure des comptes de l'Etat. Et encore, ces réponses dépendront largement des politiques suivies dans les autres pays d...