C'est une des innovations qui marque depuis ce 1er janvier le 10e anniversaire de l'apparition en Flandre d'un certificat de prestation énergétique (EPC) obligatoire pour tout logement proposé à la location ou à la vente. Jusqu'à présent, la prestation énergétique d'une habitation était caractérisée par un chiffre, exprimé en kWh par mètre carré et par an, auquel l'acheteur ne prêtait pas toujours attention. Avec les pictogrammes colorés, la visualisation sera immédiate et la répercussion sur le marché immobilier, considérable.

Depuis le 1er janvier de cette année, 3.288 demandes ont été introduites pour des maisons et 1.904 pour des appartements. Pour les premières, les résultats sont franchement mauvais avec 36% de labels F (plus de 500 kWh/m2/an). Même mal isolés, les appartements s'en tirent mieux du fait de leur enchâssement dans un bloc de constructions : 34% d'entre eux ont décroché un label B (entre 200 et 100 kWh/m2/an) et 27% un label C (entre 300 et 200 kWh/m2/an).

L'impact financier potentiel de ces labels est loin d'être négligeable. Une récente étude menée par la KU Leuven montre, par exemple, qu'au cours des huit dernières années, un logement labellisé B s'est vendu en moyenne 11% plus cher qu'un autre, semblable mais labellisé E, et surtout, 25 fois plus vite. Les banques aussi, commente Febelfin, sont attentives et partant du principe qu'il y a moins de travaux à faire, accordent plus facilement un crédit aux habitations pourvues d'un bon label.