Suspens. Demain mercredi, c'est le duel, le grand débat télévisé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Et ce n'est pas une surprise, l'un comme l'autre fera les yeux tout doux aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Macron essayera de se montrer écolo, et Le Pen de se présenter comme la championne de l'anti-globalisation.

Le premier tour des élections présidentielles est passé, de grosses larmes ont coulé dans les états-majors des partis traditionnels, laminés électoralement, mais aussi financièrement.

Bon, nous voilà arrivés en vue de cette première étape, ce premier tour des élections présidentielles françaises qui désignera deux candidats. Une campagne "Tefal", pour reprendre l'image de Brice Teinturier, le patron de l'institut de sondage Ifop : "Tout glisse auprès des Français, il n'y a pas d'éléments forts et structurants". Une campagne Tefal, mais qui pourrait quand même laisser de méchantes taches de gras.

La guerre qui sévit en Ukraine depuis un mois nous avait détourné de la bataille moins dramatique qui se joue à nos frontières pour la conquête de l'Élysée. Mais la date du premier tour des élections présidentielles approche à grands pas. Et alors que l'on disait que rien ne pouvait ébranler Emmanuel Macron, voilà que soudain Jupiter vacille de son piédestal. Une affaire Mc Kinsey s'est déclarée depuis quinze jours. Et l'on sait bien, en bord de Meuse, que lorsque l'on évoque "La Firme" dans un dossier politique, cela peut faire très mal. On commence à s'en apercevoir aussi en bords de Seine.

Depuis quelques jours, les "opérations" délicatement menées en Ukraine par un groupe de jeunes russes, désireux de visiter Kiev et ses environs, ont pris le pas sur la campagne électorale française. Le bel entrain montré par cette petite bande de 200.000 troufions, férus de feux d'artifice, roulant dans de grosses voitures à chenilles, vêtus de seyantes tenues kaki et partageant entre eux, parfois un peu bruyamment pour la population locale, quelques blagues potaches, a attiré l'attention des médias internationaux. Et il a même secoué quelques candidats à l'Elysée.

Retenez bien cette date, habitants de la planète et corpuscules errants de la galaxie : le 24 avril 2022, à moins qu'un missile égaré venu du Donbass et visant à l'origine un hôpital pédiatrique ne termine sa course sur la place de la Concorde, nous connaîtrons le nom du nouveau Président français. C'est l'occasion de prendre régulièrement le pouls économico-politique de cette campagne pour laquelle l'actuel locataire de l'Elysée n'a toujours pas déclaré officiellement son désir de prolonger son bail (quel suspens !). Aujourd'hui, comment faire payer la crise par les actionnaires.

Retenez bien cette date, habitants de la planète et corpuscules errants de la galaxie : le 24 avril 2022, à moins que la théorie conspirationniste qui veut que la CIA projette dans le ciel des hologrammes de Jésus, Bouddha, Mahomet (et pourquoi pas Mélenchon ?) "pour manipuler les masses et aliéner les foules" n'ait un fond de vérité, nous connaîtrons le nom du nouveau Président français. C'est l'occasion de prendre régulièrement le pouls économico-politique de cette campagne pour laquelle l'actuel locataire de l'Elysée n'a toujours pas déclaré officiellement son désir de prolonger son bail (quel suspens !).Aujourd'hui, nous allons parler centrales. Non pas syndicales, mais nucléaires.

Retenez bien cette date, habitants de la planète et corpuscules errants de la galaxie : le 24 avril 2022 nous connaîtrons le nom du nouveau président français, à moins que les expériences sur l'antimatière effectuées par mon ami Luigi dans son laboratoire du CERN, sous le Mont Blanc, ne mettent fin prématurément à l'existence de notre planète. C'est l'occasion de prendre régulièrement le pouls économico-politique de cette campagne pour laquelle le président actuel, Emmanuel Macron, n'est toujours pas officiellement candidat (quel suspens !). Aujourd'hui, on se demande où sont passés les économistes ?

Retenez bien cette date, habitants de la planète et corpuscules errants de la galaxie : le 24 avril 2022 nous connaîtrons le nom du nouveau président français, à moins que à moins que la fragilité du système électrique belge associée au branchement intempestif du gaufrier électrique que j'ai hérité de ma grand-mère ne provoque ce jour-là un blackout général dans l'Europe de l'Ouest. C'est l'occasion de prendre régulièrement le pouls économico-politique de cette campagne pour laquelle le président actuel, Emmanuel Macron, n'est toujours pas officiellement candidat (quel suspens !). Aujourd'hui, retour sur une figure toujours actuelle : l'abbé Pierre.

Le 24 avril 2022 nous connaîtrons, à moins que le patron de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon ne réussisse à imposer le retour au calendrier révolutionnaire (le 24 avril deviendrait alors le 4 Floréal An CCXXX), le nom du nouveau président français. C'est l'occasion de prendre régulièrement le pouls économico-politique de cette campagne pour laquelle le président actuel, Emmanuel Macron, n'est toujours pas officiellement candidat (quel suspens !). Aujourd'hui, on parle du choc gazier.

Retenez bien cette date, habitants de la planète et corpuscules errants de la galaxie : le 24 avril 2022 nous connaîtrons, à moins que Boris Johnson ne bloque le processus électoral en organisant une party géante sur les champs Elysées, le nom du nouveau président français. C'est l'occasion de prendre régulièrement le pouls économico-politique de cette campagne pour laquelle le président actuel, Emmanuel Macron, n'est toujours pas officiellement candidat (quel suspens !). Aujourd'hui, une question : mais il commande l'OTAN, Emmanuel Macron ?

Retenez bien cette date, habitants de la planète et corpuscules errants de la galaxie: le 24 avril 2022 nous connaîtrons, à moins qu'un débris de Space X, après avoir ricoché sur la Lune, ne retombe sur Paris, le nom du nouveau président français. C'est l'occasion de prendre régulièrement le pouls économico-politique de cette campagne pour laquelle le président actuel, Emmanuel Macron, n'est toujours pas officiellement candidat (quel suspens !). Aujourd'hui, parlons emploi.

Retenez bien cette date, habitants de la planète et corpuscules errants de la galaxie : le 24 avril 2022 nous connaîtrons, à moins que les chars russes incapables de s'arrêter dans leur élan vers l'Ukraine n'aient envahi Paris, le nom du nouveau président français. C'est l'occasion de prendre régulièrement le pouls économico-politique de cette campagne pour laquelle le président actuel, Emmanuel Macron, n'est toujours pas officiellement candidat (quel suspens !). Aujourd'hui, parlons un peu de succession.

Retenez bien cette date, habitants de la planète et corpuscules errant de galaxie en galaxie : le 10 avril 2022 nous connaîtrons les résultats du premier tour de l'élection présidentielle française. C'est l'occasion de prendre régulièrement le pouls économico-politique de cette campagne pour laquelle le président actuel, Emmanuel Macron, n'est toujours pas officiellement candidat (quel suspens !). Voici la première page de ce "carnet de campagne".