Entre 2015 et 2018, la facture des ménages belges s'est alourdie en moyenne d'un tiers, c'est-à-dire 17 fois plus qu'à l'étranger ! Au Royaume-Uni, l'augmentation de la facture électrique n'a été que de 1,5% au cours de la même période (2015-2018) et de 4%, en Allemagne. Aux Pays-Bas, les prix ont même baissé de 1,8% ! Et tout cela alors que le prix de départ est partout quasi identique...

Ce sont en effet les suppléments (TVA, coûts de réseau, redevances) qui font gonfler la note, au point d'en représenter les trois quarts. En période électorale, pareil bilan est évidemment dramatique. D'où une avalanche de propositions du côté flamand. Les unes sont générales, comme la diminution du taux de TVA de 21% à 6% et la non-répercussion vers le consommateur du coût de l'électricité verte. Cela ferait baisser la facture moyenne des ménages de 180 euros par an. D'autres sont plus ciblées, comme celle du sp.a visant les intercommunales, véritables " machines à dividendes " des communes : elles devraient ristourner le trop-perçu des redevances de distribution au consommateur plutôt qu'aux communes. Le Vlaams Belang, lui, verrait d'un bon oeil disparaître les intercommunales qui seraient remplacées par une société énergétique unique. La N-VA, de son côté, réclame une analyse en profondeur. Et pour une fois, Groen et l'Open Vld sont presque d'accord : les deux partis souhaitent alléger à leur manière une facture qui est en train de devenir " une deuxième feuille d'impôt ". L'un et l'autre en effet ne trouvent pas normal de faire supporter par le particulier des coûts collectifs. Celui des investissements climatiques, par exemple, pour Groen. Ou encore, celui de l'éclairage public diurne - des lampes qui restent allumées toutes la journée - pour l'Open Vld.