"Les marchés vont plonger demain (lundi), et les économies de millions d'Américains avec", a réagi le sénateur républicain John Cornyn, après l'échec surprise de ce vote de procédure sur un projet de loi visant à mobiliser jusqu'à près de 2.000 milliards de dollars. Les Bourses chinoises ont effectivement ouvert lundi dans le rouge: l'indice Hang Seng à Hong Kong perdait 5,02% tandis que la Bourse de Shanghai cédait 2,38% et celle de Shenzhen 2,36%. La Bourse de Tokyo était hésitante dans la matinée avec son indice vedette Nikkei en hausse de 0,4%.

La crise d'aggrave

Les négociations se poursuivaient déjà en coulisses pour parvenir à un compromis réclamé par le président républicain Donald Trump. "Nous travaillons en urgence avec le Congrès pour soutenir les millions de salariés, petites entreprises et secteurs qui ont été durement frappés par le virus alors qu'ils n'ont rien fait pour le mériter", avait déclaré M. Trump depuis la Maison Blanche, pendant le vote. "Cela va aider notre économie et vous la verrez décoller une fois que tout cela sera fini", avait-il assuré, tout en refusant d'avancer une date pour le redémarrage de l'activité.

Hôpitaux de campagne montés en urgence par l'armée, mesures de quarantaine... La crise s'aggravait aux Etats-Unis à mesure que la pandémie progressait, avec pour la première fois plus de 100 décès en 24 heures, portant le bilan total à plus de 410 morts dimanche soir et au moins 33.000 personnes infectées. Le Covid-19 n'épargne pas le Congrès, où un premier sénateur a annoncé dimanche avoir été testé positif alors qu'il venait de côtoyer plusieurs collègues. Deux membres de la Chambre des représentants avaient annoncé dans la semaine être atteints. En tout, cinq sénateurs étaient en quarantaine volontaire dimanche.

Hôpitaux de campagne

La pandémie faisait donc peser le doute sur la tenue future des votes au Congrès. Si Donald Trump s'est dit favorable à l'organisation d'un vote à distance, l'idée est compliquée à mettre en oeuvre dans un Congrès régi par des règles strictes. Donald Trump a également annoncé dimanche avoir ordonné la mise en place en urgence d'hôpitaux de campagne, d'une capacité totale de 4.000 lits, dans les Etats les plus touchés par le coronavirus: Californie, New York et Washington.

Le maire démocrate de New York Bill de Blasio avait auparavant réclamé des respirateurs artificiels: "Si le président n'agit pas, des personnes qui auraient pu vivre vont mourir". Plus d'un tiers des Américains sont sujets à divers degrés de confinement, notamment dans les trois plus grandes villes du pays (New York, Los Angeles, Chicago).

4.000 milliards de dollars

Après déjà deux jours d'âpres tractations, le secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin s'était pourtant montré optimiste dimanche matin sur la perspective d'un accord pour le plan de relance. Les démocrates ont accusé les républicains d'avoir précipité le vote alors que les négociations étaient encore en cours sur un texte qui "doit être encore amélioré".

"Nous sommes plus près que jamais d'un accord", a assuré le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer, après l'échec du premier vote (47 voix contre 47). Il a souligné être en contact direct avec M. Mnuchin. Le texte des républicains "offre un vaste plan de sauvetage aux entreprises, sans protéger les salariés", a-t-il déploré, regrettant qu'il ne contienne pas "plus d'argent pour les hôpitaux". Selon un porte-parole du sénateur, les deux hommes "travaillent tard dans la soirée et ils viennent juste d'avoir une autre rencontre productive".

Le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell a accusé l'opposition "de jouer avec l'économie américaine et les Américains". Il a prévenu qu'il convoquerait un nouveau vote de procédure quand il le voudrait, sans tenir compte des récriminations. S'il passait ce premier obstacle, le texte serait ensuite soumis à un vote final au Sénat puis à un vote à la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, avant d'être promulgué par Donald Trump.

Avant le vote de dimanche, M. Mnuchin avait exhorté à approuver le plan de relance dès lundi. "Nous avons besoin de cet argent maintenant", avait-il lancé sur Fox. En parallèle, il a révélé qu'une autre composante majeure de l'énorme effort pour soutenir l'économie américaine serait "un ensemble de mesures prises avec la banque centrale pour avoir jusqu'à 4.000 milliards de dollars en soutien à l'économie", sous la forme de prêts aux entreprises. Ces 4.000 milliards de dollars représentent environ un cinquième de la richesse annuelle produite par l'économie américaine.

"Les marchés vont plonger demain (lundi), et les économies de millions d'Américains avec", a réagi le sénateur républicain John Cornyn, après l'échec surprise de ce vote de procédure sur un projet de loi visant à mobiliser jusqu'à près de 2.000 milliards de dollars. Les Bourses chinoises ont effectivement ouvert lundi dans le rouge: l'indice Hang Seng à Hong Kong perdait 5,02% tandis que la Bourse de Shanghai cédait 2,38% et celle de Shenzhen 2,36%. La Bourse de Tokyo était hésitante dans la matinée avec son indice vedette Nikkei en hausse de 0,4%. Les négociations se poursuivaient déjà en coulisses pour parvenir à un compromis réclamé par le président républicain Donald Trump. "Nous travaillons en urgence avec le Congrès pour soutenir les millions de salariés, petites entreprises et secteurs qui ont été durement frappés par le virus alors qu'ils n'ont rien fait pour le mériter", avait déclaré M. Trump depuis la Maison Blanche, pendant le vote. "Cela va aider notre économie et vous la verrez décoller une fois que tout cela sera fini", avait-il assuré, tout en refusant d'avancer une date pour le redémarrage de l'activité.Hôpitaux de campagne montés en urgence par l'armée, mesures de quarantaine... La crise s'aggravait aux Etats-Unis à mesure que la pandémie progressait, avec pour la première fois plus de 100 décès en 24 heures, portant le bilan total à plus de 410 morts dimanche soir et au moins 33.000 personnes infectées. Le Covid-19 n'épargne pas le Congrès, où un premier sénateur a annoncé dimanche avoir été testé positif alors qu'il venait de côtoyer plusieurs collègues. Deux membres de la Chambre des représentants avaient annoncé dans la semaine être atteints. En tout, cinq sénateurs étaient en quarantaine volontaire dimanche.La pandémie faisait donc peser le doute sur la tenue future des votes au Congrès. Si Donald Trump s'est dit favorable à l'organisation d'un vote à distance, l'idée est compliquée à mettre en oeuvre dans un Congrès régi par des règles strictes. Donald Trump a également annoncé dimanche avoir ordonné la mise en place en urgence d'hôpitaux de campagne, d'une capacité totale de 4.000 lits, dans les Etats les plus touchés par le coronavirus: Californie, New York et Washington.Le maire démocrate de New York Bill de Blasio avait auparavant réclamé des respirateurs artificiels: "Si le président n'agit pas, des personnes qui auraient pu vivre vont mourir". Plus d'un tiers des Américains sont sujets à divers degrés de confinement, notamment dans les trois plus grandes villes du pays (New York, Los Angeles, Chicago).Après déjà deux jours d'âpres tractations, le secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin s'était pourtant montré optimiste dimanche matin sur la perspective d'un accord pour le plan de relance. Les démocrates ont accusé les républicains d'avoir précipité le vote alors que les négociations étaient encore en cours sur un texte qui "doit être encore amélioré"."Nous sommes plus près que jamais d'un accord", a assuré le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer, après l'échec du premier vote (47 voix contre 47). Il a souligné être en contact direct avec M. Mnuchin. Le texte des républicains "offre un vaste plan de sauvetage aux entreprises, sans protéger les salariés", a-t-il déploré, regrettant qu'il ne contienne pas "plus d'argent pour les hôpitaux". Selon un porte-parole du sénateur, les deux hommes "travaillent tard dans la soirée et ils viennent juste d'avoir une autre rencontre productive".Le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell a accusé l'opposition "de jouer avec l'économie américaine et les Américains". Il a prévenu qu'il convoquerait un nouveau vote de procédure quand il le voudrait, sans tenir compte des récriminations. S'il passait ce premier obstacle, le texte serait ensuite soumis à un vote final au Sénat puis à un vote à la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, avant d'être promulgué par Donald Trump. Avant le vote de dimanche, M. Mnuchin avait exhorté à approuver le plan de relance dès lundi. "Nous avons besoin de cet argent maintenant", avait-il lancé sur Fox. En parallèle, il a révélé qu'une autre composante majeure de l'énorme effort pour soutenir l'économie américaine serait "un ensemble de mesures prises avec la banque centrale pour avoir jusqu'à 4.000 milliards de dollars en soutien à l'économie", sous la forme de prêts aux entreprises. Ces 4.000 milliards de dollars représentent environ un cinquième de la richesse annuelle produite par l'économie américaine.