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L'heure n'est pas aux réjouissances du côté de l'Allemagne. Les dernières prévisions économiques ne sont pas bonnes, même si le pays est depuis quelques temps salué pour sa gestion de la crise sanitaire, explique Bloomberg. On prévoit une diminution de 6,3% du PIB dans le pays pour cette année. Un chiffre bien plus élevé encore que durant la crise financière de 2008. C'est ce que révèle Peter Altmaier, le ministre allemand de l'Economie, ce mercredi."Cette projection se base sur une levée progressive et modérée des restrictions mises en place pour lutter contre la propagation de la pandémie", explique Peter Altmaier. Il ajoute : "Nous allons vivre la pire récession de l'histoire de la République allemande". De quoi se faire du souci ?Les autorités détaillent et expliquent en tout cas que le point le plus bas de la récession, le pire depuis 1950, est attendu pour le second trimestre de l'année, avant de connaître une reprise et une croissance de l'ordre de 5,2% l'année prochaine. Une économie européenne aux abois Peter Altmaier a expliqué que l'ensemble des mesures (qui sont sans précédent) décidées par le gouvernement afin d'atténuer l'impact du confinement était de l'ordre de 1000 milliards d'euros. Il poursuit: "Après dix ans de croissance, les conséquences de la pandémie plongent notre économie dans une récession et posent un grand défi économique et politique", lit-on sur le site de Capital. Alors que le pays le plus riche de la zone euro a commencé son déconfinement progressif la semaine dernière par la réouverture de certains commerces, celui-ci met tout de même en garde qu'un assouplissement trop rapide des règles pourrait amener à une résurgence de la maladie. "Nous ne connaîtrons qu'un retour progressif à la croissance en seconde partie d'année uniquement à condition que la reprise de la vie économique et social ne se fasse avec modération", a-t-il précisé. Les déclarations du ministre allemand interviennent après la publication d'une étude montrant que les fermetures des commerces et la perte d'emplois à travers l'Europe avaient brisé la confiance du côté des entreprises et des ménages, plongeant l'économie du continent dans un profond marasme. Cette perte de confiance, mesurée chaque mois par un index de la Commission européenne, est maintenant proche des tristes records atteints lors de la crise financière qui a éclaté il y a maintenant près de douze ans. Cet index, qui existe depuis 35 ans, est passé de 94.2 à 67 en mars, alors qu'il était de 65.5 en 2009. Le rapport de la Commission montre un aperçu des dégâts causés sur l'économie par les restrictions imposées suite à la propagation du virus. Les gouvernements européens ont conscience du coût économique que cette crise provoque, et ils tentent désespérément de trouver la meilleure solution pour relancer leurs commerces avant que cela soit irréversible. Plus en détails, cette étude révèle que les entreprises ont de fortes inquiétudes quant à la demande globale mais également que les perspectives d'embauche ont chuté. L'éventualité de perdre leur travail ne pousse dès lors pas les consommateurs à effectuer des achats importants.En Belgique, le PIB s'est replié de près de 4% au premier trimestre de cette année.