Malgré le plan de relance de Donald Trump et ses efforts pour sauver l'économie et, par ricochet, sa réélection, les chiffres de l'emploi américains sont catastrophiques. Rien qu'en mars, 701.000 emplois ont été perdus. C'est le pire résultat depuis mars 2009 au plus fort de la crise des subprimes. En mars toujours, le chômage a grimpé de 3,5 à 4,4 %. La plus forte hausse depuis févri...

Malgré le plan de relance de Donald Trump et ses efforts pour sauver l'économie et, par ricochet, sa réélection, les chiffres de l'emploi américains sont catastrophiques. Rien qu'en mars, 701.000 emplois ont été perdus. C'est le pire résultat depuis mars 2009 au plus fort de la crise des subprimes. En mars toujours, le chômage a grimpé de 3,5 à 4,4 %. La plus forte hausse depuis février 1975 ! Les jobs perdus se répartissent sur l'ensemble du spectre : restaurants et bars (417.000), hôtels et industrie touristique (42.000), vente au détail (46.000), santé (43.000), construction (29.000), etc. Et ces chiffres ne tiennent pas encore compte des pertes d'emploi massives annoncées fin mars et qui seront effectives en avril. Les constructeurs automobiles ont annoncé, de concert, la perte de 150.000 emplois. Du côté des grands magasins et de la vente au détail, les enseignes vont mettre la quasi-totalité de leurs employés au chômage : 125.000 chez Macy's, 122.000 chez Kohl, 80.000 chez Gap, 69.000 chez Victoria's Secret et Bath & Body Works, etc. Quant à Boeing, déjà mal en point avant la crise du coronavirus, il a lancé un plan de départs volontaires pour ses 160.000 salariés. Face à ce tsunami économique, les experts ne sont guère optimistes. Selon Oxford Economics, les Etats-Unis pourraient avoir perdu 27,9 millions d'emplois d'ici à la fin mai et afficher un taux de chômage aux alentours des 15 %. En trois mois, l'ensemble des emplois gagnés depuis 2010 seraient ainsi effacés. A titre de comparaison, c'est trois fois plus que les jobs perdus, sur deux ans, suite à la crise des subprimes.Le Congressionnal Budget Office, un organisme officiel non lié à un parti, est un poil plus optimiste et parle d'un taux de chômage aux alentours des 10-11 %. Pour rappel, depuis 1948 et le début des statistiques, le taux le plus élevé (10,8 %) date de la fin 1982 lors de la forte dépression vécue au début des années Reagan.